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Léonard de Vinci – enfance et élève de Verrocchio

Italie – Carnet Photographique

11/10/15

Léonard de Vinci – un génie

Incarnation de « l’homme universel » de la Renaissance, Léonard de Vinci est l’un des premiers artistes à avoir expérimenté tous les domaines de la connaissance. La passion qu’il a vouée au savoir et à la recherche scientifique transparaît nettement dans son œuvre, tant artistique que théorique.

Léonard de Vinci

Verrocchio – Photo E. Buchot
Verrocchio

Ce génie à l’esprit en constante effervescence, original et indépendant, a laissé une œuvre picturale rare (moins de vingt toiles sont parvenues jusqu’à nous). Cependant, comme le souligne l’historien de l’art André Chastel, l’homme et son œuvre ont été « épiés à chaque mouvement, surveillés et exploités avec une ferveur inquiétante », à l’instar des figures de sa célèbre Joconde et de son « homme vitruvien ».

Né le 15 avril 1452 dans la petite ville toscane de Vinci, près de Florence, Leonardo di Ser Piero da Vinci, dit Léonard de Vinci, est le fils naturel d’un notaire florentin promis à une brillante carrière et de Caterina, une jeune paysanne. Au milieu des années 1460, le jeune garçon — jusqu’alors élevé dans la campagne toscane par ses grands-parents paternels — rejoint son père à Florence.

Léonard de Vinci élève de Verrocchio

Ne pouvant prétendre, du fait de sa naissance, aux carrières prestigieuses de la finance, du droit ou de la médecine, Léonard entre vers 1466 comme apprenti (garzone) dans l’atelier de Verrocchio — où il a pour compagnons Sandro Botticelli, Domenico Ghirlandaio et le Pérugin. C’est là que Léonard fait l’apprentissage de diverses activités, depuis la peinture de retables et de panneaux jusqu’à la sculpture monumentale de marbre ou de bronze. En 1472, il est admis au sein de la confrérie des peintres de Florence — il figure toujours comme assistant de Verrocchio en 1476. De ces années de collaboration avec son maître, les historiens de l’art s’accordent à lui attribuer l’ange agenouillé dans la partie gauche du Baptême du Christ de Verrocchio (v. 1473-1476, galerie des Offices, Florence).
À partir de 1478, Léonard devient un artiste indépendant. Sa première commande, un retable pour la chapelle du Palazzo Vecchio, n’a jamais été exécutée. De cette première époque florentine, encore fortement imprégnée de la manière de Verrocchio, datent le Portrait de Ginevra Benci (datation controversée entre 1474 et 1478, National Gallery of Art, Washington), l’Annonciation autrefois attribuée à Domenico Ghirlandaio (datation controversée entre 1475 et 1480, galerie des Offices, Florence), la Madone Benois (v. 1478-1480, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg) et deux tableaux inachevés : Saint Jérôme (v. 1481, pinacothèque du Vatican, Rome) et l’Adoration des Mages (v. 1481, galerie des Offices, Florence). Ces commandes non honorées sont les premières d’une longue liste, et le manque de ténacité de Léonard va bientôt ternir aux yeux de certains le génie de l’artiste.

© Sources utilisées Encarta, Larousse et Wikipedia.