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Le venin et les sens des serpents
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La vision semble très développée chez la majorité des serpents. Elle peut cependant être très faible, notamment chez les espèces fouisseuses. Les serpents ont une oreille interne, mais pas d’oreille moyenne : ils ont donc une très mauvaise audition. Ils sont en revanche très sensibles aux vibrations du sol.

Comme les lézards, les serpents perçoivent les odeurs grâce à un organe de Jacobson, qui fonctionne indépendamment des narines. La langue longue, fine et bifide, recueille régulièrement les odeurs dans l’atmosphère et les transmet à l’organe de Jacobson, qui s’ouvre dans le palais. Chez certaines espèces, il existe des fossettes thermosensibles localisées entre les narines (chez les crotalinés), ou creusées dans les écailles labiales (chez les pythons, par exemple). Elles sont sensibles à des variations de température de 0,2 à 0,5 °C et permettent au serpent de détecter une proie dans l’obscurité.

Les dents sont très pointues et recourbées vers l’arrière. Chez les serpents venimeux, la paire de crochets, qui est une paire de dents, est placée sur la mâchoire supérieure et reliée aux glandes salivaires, transformées en glandes à venin.

Le venin du serpent

On admet que tous les serpents possèdent des glandes à venin. Mais, il n’y a danger que s’il y a aussi un appareil inoculateur. Celui-ci est formé d’une paire de dents très développées par lesquelles s’écoule le venin. Celui-ci est expulsé des glandes par contraction des muscles mandibulaires et abducteurs. Chez les reptiles venimeux, on assiste à une évolution progressive des dents à venin. Chez les serpents dits aglyphes, ce qui est le cas de la plupart des couleuvres, les dents, solides et dépourvues de sillons, ne peuvent inoculer la salive. Même si celle-ci peut être légèrement venimeuse, ces animaux ne présentent donc aucun danger pour l’homme. Chez les serpents dits opistoglyphes, la mâchoire supérieure porte à l’arrière, une ou plusieurs dents développées et creusées d’un sillon. La salive venimeuse coule le long de ce sillon et peut donc être inoculée, mais uniquement à des proies déjà saisies.

Odorat du serpent
L'anatomie du serpent. Encarta
Ainsi, chez la couleuvre de Montpellier, les crochets sont très en arrière : l’animal ne peut injecter son venin que s’il a déjà partiellement avalé sa victime. Ces serpents ne présentent donc pas non plus de danger pour l’homme, sauf quelques rares espèces exotiques.

Les cobras, les mambas et les serpents marins sont dits protéroglyphes. Ils possèdent, sur la partie antérieure de la mâchoire supérieure réduite, des crochets sillonnés dont la gouttière se referme souvent en un canal d’inoculation. C’est, par exemple, le cas du naja. La puissance des crochets qui frappent lorsque la bouche est largement ouverte et la grande toxicité du venin rendent ces serpents particulièrement dangereux.

Enfin, les crochets venimeux des vipères et des crotales sont dits solénoglyphes. Les maxillaires qui les portent sont très réduits et peuvent basculer vers l’avant, rendant la morsure très facile. À cet instant, le venin est expulsé de la glande par l’action de ligaments ou par des contractions musculaires. Il s’écoule par un canal qui l’injecte dans la plaie. Voir aussi Premiers soins. "serpent" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

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