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Le Venezuela à l’époque contemporaine
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En 1952, la junte militaire truque les élections pour faire élire Marcos Pérez Jiménez, qui instaure une nouvelle dictature. Le 11 avril 1953, après trois mois de délibération, l’Assemblée constituante donne son approbation finale à une nouvelle Constitution, promulguée le 15 avril. Le pays, dont le nom officiel est États-Unis du Venezuela depuis 1864, prend alors le nom de république du Venezuela. En janvier 1958, Marcos Pérez Jiménez est renversé par l’armée et remplacé par l’ancien président Betancourt, membre de l’AD, qui mène une politique de réformes et de modernisation de l’agriculture et du secteur industriel. Il doit toutefois faire face à une grave crise sociale qui provoque des émeutes — fomentées à la fois par l’opposition d’extrême droite et par l’extrême gauche vénézuélienne, appuyée par les Cubains — pendant toute l’année 1961. En 1964, un autre membre de l’AD, Raúl Leoni, succède à Rómulo Betancourt. Ne disposant pas de la majorité au Congrès, il forme un gouvernement de coalition.

En décembre 1968, Rafael Caldera Rodríguez, leader du COPEI (Comité d’organisation politique électorale indépendante, un parti démocrate-chrétien fondé en 1946), remporte une étroite victoire électorale sur Leoni et prend la tête du pays en mars 1969. Il réussit à instaurer un régime démocratique après avoir signé un armistice avec les groupes de guérilla du MIR (Mouvement de la gauche révolutionnaire) et du Parti communiste qui abandonnent la lutte armée. En matière économique, il poursuit une politique de nationalisation des compagnies pétrolières. Le Venezuela adhère à l’OPEP en 1960 et, en 1973, rejoint le Pacte andin en pleine croissance.

En 1974, le pouvoir retourne à l’AD, représenté par Carlos Andrés Pérez ; celui-ci tente d’améliorer les relations avec les pays voisins du Venezuela, mais suit une ligne de plus en plus indépendante à l’égard des États-Unis. Il exprime ouvertement son hostilité envers la dictature du Chili et renoue les relations diplomatiques avec Cuba. Enfin, son programme économique se caractérise par la nationalisation de l’industrie du fer et de l’acier, en 1975, et de l’industrie pétrolière, en 1976.

L’alternance entre l’AD et les démocrates-chrétiens du COPEI permet un partage du pouvoir entre les deux grands partis. Ainsi, l’élection de 1978 est remportée par le COPEI et son candidat à la présidence, Luis Herrera Campins.

Les années 1980 sont marquées par une crise économique provoquée par la baisse des exportations de pétrole et le retour de l’AD au pouvoir : Jaime Lusinchi (1984-1989) et de nouveau Carlos Andrés Pérez. En février 1989, l’augmentation brutale des prix à la consommation dans le cadre d’un programme d’austérité et de mesures de rigueur déclenche de vives protestations à Caracas. Ce mécontentement populaire continu à l’égard de la politique du gouvernement s’exprime par un fort taux d’abstentions aux élections locales de 1989. En 1991, la politique extérieure du Venezuela est dominée par la signature, entre les membres du Pacte andin, d’un traité visant à établir un Marché commun andin en 1995.

En 1992, deux tentatives de coup d’État militaire sont réprimées, mais le pouvoir demeure fragilisé. Pérez est suspendu de ses fonctions en mai 1993, après que le Sénat a décidé de le faire passer en jugement pour détournements et abus de fonds publics. En décembre 1993, Rafael Caldera est à nouveau élu à la présidence du pays : il suspend les garanties constitutionnelles dans l’intention d’enrayer la crise financière et économique et de mettre fin à l’agitation sociale.

En juin 1996, le Venezuela signe avec le Fonds monétaire international (FMI) un accord de réajustement économique impliquant la hausse des prix des produits de première nécessité et la privatisation de certaines entreprises comme la Corporación de Guyana, l’un des grands complexes industriels publics du pays. La croissance redémarre en 1997 grâce à la hausse des cours du pétrole et l’inflation se maintient autour de 40 p. 100, toutefois le pays traverse une crise politique majeure et la paupérisation de la population s’accentue.

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Le discours de Rafael Caldera
Le discours de Rafael Caldera. Encarta
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