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Histoire de l'Uruguay : De l’après-guerre aux années 1980
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Commerce de l'Uruguay

Les années 1950 voient la victoire d’Andrés Manuel Trueba, du Parti colorado. En 1952, un amendement constitutionnel abolit la charge de président et transfère le pouvoir exécutif au Conseil national, un gouvernement collégial de neuf membres. Pendant ce temps, la situation économique de l’Uruguay se dégrade, liée à la baisse des cours de la laine et à la diminution des exportations de viande, ce qui provoque une hausse du chômage et de l’inflation.

En 1958, après 93 ans de gouvernement colorado, le Parti blanco remporte les élections avec une écrasante majorité. Le nouveau gouvernement engage des réformes économiques ; cependant, il doit faire face à l’agitation populaire et à des troubles sociaux liés à la crise économique que connaît l’Uruguay.

Les blancos restent au pouvoir jusqu’en 1966. Les deux partis se mettent alors d’accord pour soutenir une réforme visant à rétablir le système présidentiel, laquelle est approuvée par référendum, en novembre. Cette nouvelle Constitution entre en vigueur en février 1967.

Au même moment, les élections générales sont remportées par les colorados et le général Oscar Daniel Gestido est élu président. À la mort de Gestido, le vice-président Jorge Pacheco Areco lui succède et entreprend une politique anti-inflationniste. Mais la situation économique demeure critique ; elle provoque une grande agitation et une organisation de guérilla urbaine. Le Mouvement de libération nationale plus connu sous le nom de Tupamaros intensifie ses offensives, en vue de renverser le gouvernement.

Aux élections du 28 novembre 1971, le candidat colorado, Juan María Bordaberry, est élu à la présidence.

Cependant, le pays est en proie à une escalade de la violence, qui culmine le 15 avril 1972, lors des affrontements entre les Tupamaros et l’armée. Le Congrès déclare alors l’état d’urgence et suspend les garanties constitutionnelles. De plus, tout au long de l’année, des grèves se multiplient, en réaction à la répression politique et à la politique économique et sociale rigoureuse menée par le gouvernement. L’inflation augmente et la monnaie est dévaluée à plusieurs reprises.

Après la dissolution du Parlement le 27 juin 1973 par Bordaberry et son remplacement par un Conseil d’État composé de 25 membres et dominé par les militaires, la Confédération nationale des travailleurs (CNT) déclenche une grève générale, qui est brisée par le gouvernement, le 11 juillet 1973, après de violents affrontements. En août, la CNT est interdite, le 14 novembre, le leader des Tupamaros, Raul Sendic, est condamné à mort, le 2 décembre, tous les partis de gauche sont interdits et des camps de concentration sont ouverts par l’armée.

Bordaberry est destitué en juin 1976. Aparicio Méndez est alors élu à la présidence par un nouveau Conseil de la nation, composé de 25 civils et de 21 militaires. Les premières décisions gouvernementales s’orientent vers un durcissement du pouvoir. Les emprisonnements arbitraires, les disparitions de militants de gauche, les violations des droits de l’homme reprennent de plus belle. De plus, le pouvoir militaire tente d’imposer une nouvelle Constitution, qui est rejetée par un référendum en novembre 1980. Le 1er septembre 1981, le général Gregorio Álvarez s’installe à la présidence de la République, mais se heurte à la difficile situation intérieure.

Juan María Bordaberry
Juan María Bordaberry
"Uruguay" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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