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Histoire du Tibet : une province chinoise
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Les dizaines de milliers de Tibétains exilés s’installent pour la plupart en Inde et dans les royaumes himalayens du Népal et du Bhoutan. Le dalaï-lama établit un gouvernement en exil en Inde, à Dharamsala. Jusqu’en 1979, les gouvernements tibétain et chinois n’auront aucun contact. En 1965, le Tibet est découpé en plusieurs zones administratives : Région autonome du Tibet, Qinghai, le reste du Tibet étant réparti entre les provinces voisines du Yunnan, de Sichuan et de Ganta. Pékin annonce que de profondes transformations socialistes vont être entreprises.

La Chine et le Tibet
Le Dalai-Lama

Pendant la révolution culturelle, les Gardes rouges intensifient les persécutions antireligieuses, dynamitent monastères et monuments bouddhistes, brûlent tous les écrits religieux, stérilisent les femmes tibétaines. On estime qu’un sixième de la population tibétaine, plus d’un million de personnes, a disparu depuis 1950. En 1978, 13 monastères sur 6000 demeuraient partiellement intacts.

Après la Révolution culturelle, la Chine décide d’assouplir progressivement sa politique à l’égard du Tibet.

Le Dalai-Lama. Source Encarta

Le panchen-lama, démis de ses fonctions en 1964, retrouve sa place au sein du régime en 1978 et exhorte à plusieurs reprises le dalaï-lama à revenir dans son pays. 1984, le gouvernement annonce la mise en place de réformes et le pays est ouvert au tourisme international. Certains monastères détruits par les Gardes rouges sont reconstruits et les grandes fêtes religieuses tolérées. Toutefois, toutes les ressources naturelles du pays sont exploitées au profit de la Chine. En octobre 1987 éclatent de violentes manifestations qui dénoncent l’oppression chinoise. La répression se traduit par des milliers d’exécutions ou d’emprisonnements accompagnés de tortures. L’attribution du prix Nobel de la Paix au quatorzième dalaï-lama Tenzin Gyatso en 1989, mal perçue par le gouvernement chinois, n’amène aucun changement de politique. En mai 1993, les autorités chinoises durcissent leur politique (suppression de la liberté d’opinion, stricte surveillance de la population, contrôle des activités religieuses et installation de colons chinois d’origine Han).

En août 1993, des pourparlers ont lieu entre les autorités chinoises et les représentants du dalaï-lama, mais le statu quo demeure tandis que la résistance tibétaine reste vive. Malgré la volonté de négociation du dalaï-lama et la mort de Deng Xiaoping, les nouveaux dirigeants chinois restent sourds à toute résolution pacifique du problème tibétain.

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