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Histoire des Comores : les tensions séparatistes
Carnet Photographique Comores

Élu le 16 mars 1996, le président Mohamed Taki Abdul Karim fait adopter par référendum une nouvelle Constitution d’inspiration islamique qui prévoit l’instauration de l’islam comme religion d’État, le renforcement des pouvoirs présidentiels et la légalisation des partis politiques en fonction de leur représentation électorale. L’opposition décide alors de boycotter les élections législatives de décembre 1996, et le Rassemblement national pour le développement (RND), parti du président, obtient 39 des 43 sièges à pourvoir.

Confronté à des grèves de fonctionnaires impayés depuis des mois, le président Taki doit aussi faire face, en juillet-août 1997, à un mouvement de sécession, à Anjouan puis à Mohéli, reprochant à la Grande Comore de capter les aides internationales et les emplois de fonctionnaires et réclamant le rattachement à la France à l'exemple de Mayotte. L’intervention de l’armée fait des dizaines de morts. Les séparatistes d’Anjouan organisent en octobre 1997 un référendum sur l’autodétermination et en février 1998 un autre sur une nouvelle Constitution dont les résultats ne sont pas reconnus internationalement. Décédé d'une crise cardiaque le 6 novembre 1998, le président Taki est remplacé pour trois mois par Ben Saïd Massonde, un Anjouanais parent et ancien opposant de l’ancien président Abdallah.

La nomination par Massonde d'Abbas Djoussouf, le leader de l'opposition, comme chef de gouvernement, suscite une forte opposition parmi les ministres au pouvoir, qui la jugent illégale.

Alors que les deux îles sécessionnistes refusent de participer à l’élection présidentielle à venir et revendiquent une structure confédérale avec un vote île par île, des affrontements entre sécessionnistes ensanglantent Anjouan. En avril 1999, les principaux leaders des trois îles, auxquels se joignent des observateurs de Mayotte, se réunissent à Antananarivo (Madagascar) pour trouver une issue à la crise. Ils préconisent un élargissement de l’autonomie de chaque île. Mais le refus d’Anjouan de signer cet accord sur-le-champ ainsi que les discussions sur la nomination d'un futur Premier ministre servent de déclenchement à un putsch à Moroni (Grande Comore), sous la direction du chef d’état-major, le colonel Azali Assoumani, qui déclare « vouloir empêcher le pays de sombrer dans le chaos et l’anarchie ».

La Grande Comore
La Grande Comore. Encarta
À son accession au pouvoir, Azali Assoumani dissout les institutions républicaines et annonce la création d’un exécutif dirigé par lui et constitué en majorité de civils. "Comores" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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