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La Syrie et ses relations avec les Occidentaux
Carnet Photographique Syrie

La Syrie améliore ses relations avec les pays occidentaux en obtenant la libération de leurs ressortissants détenus en otage par les chiites libanais. Cependant, les États-Unis continuent d’accuser le régime syrien de soutenir les actions de différents groupes terroristes. Le président Assad rompt définitivement l’isolement diplomatique de son pays lorsque ses troupes se joignent à la coalition anti-irakienne durant la guerre du Golfe.

 

Cette participation vaut à la Syrie un regain d’intérêt de la part des investisseurs occidentaux, encouragés par de nouvelles mesures d’ouverture économique. En 1992, Assad fait un nouveau geste en autorisant les Juifs de Syrie à voyager : 4 000 d’entre eux émigrent aux États-Unis. Dans le même temps, des détenus politiques sont libérés.

Sur le plan diplomatique, la situation évolue également. En 1994, la Syrie accepte de négocier avec Israël sur le statut du Golan. Après quelques hésitations et reculs, les discussions reprennent en décembre 1995. Cependant, la situation se dégrade avec la signature, en février 1996, d’un accord de coopération militaire entre Israël et la Turquie. La Syrie, considérant cet accord comme une manœuvre d’encerclement, se rapproche alors de la Grèce et de la Russie.

Enfin, en avril 1996, la Syrie intervient dans le contrôle du cessez-le-feu au sud du Liban et prend en juin 1997 l’initiative d’un rapprochement tactique avec l’Irak, avec qui Damas n’entretient plus de relations officielles depuis 1980. La situation économique demeure difficile en raison des pesanteurs bureaucratiques et de l’absence d’une réforme en profondeur des systèmes bancaire et monétaire. La question de la succession d’Hafez al-Assad active, par ailleurs, les luttes de clans au sein du pouvoir. En octobre 1998, soumise à des pressions et des menaces militaires par la Turquie, la Syrie signe avec ce pays un accord, par lequel elle s’engage à ne plus fournir d’appui financier, militaire ou logistique au PKK. Au Liban, pays dans lequel elle exerce une influence déterminante, la Syrie intervient dans la désignation du chef de l’État.

%osquée chiite en Iran
%osquée chiite en Iran. Encarta
En février 1999, Hafez al-Assad est réélu président de la République syrienne pour une durée de sept ans. Au début de l’année 2000, les négociations avec Israël reprennent, mais elles n’aboutissent pas, malgré la médiation américaine, Hafez al-Assad ayant mis comme condition préalable un retrait total du Golan. "Syrie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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