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Histoire serbe : La Serbie aujourd'hui
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Le 15 mars 2002, le Premier ministre serbe, Zoran Djindjic, et le président monténégrin, Milo Djukanovic, ainsi que le chef de l’État fédéral yougoslave, Vojislav Kostunica, et Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne (UE), signent un important accord de principe. Après validation par les différents Parlements, il doit conduire à la disparition de la République fédérale de Yougoslavie (RFY) et à son remplacement par l’État de Serbie-et-Monténégro, doté d’une nouvelle Constitution. Cet accord conclu pour trois ans, sous la pression de l’Union européenne, a pour but d’éviter que le Monténégro ne déclare son indépendance et, partant, un nouveau conflit dans la région. Le nouvel État est proclamé en février 2003. Quelques jours après, le 12 mars, le Premier ministre Zoran Djindjic est assassiné, ce qui provoque une très vive émotion et l’instauration de l’état d’urgence durant un mois par la présidente par intérim de la Serbie, Natasa Micic. L’enquête s’oriente vers les groupes mafieux, tandis que Zoran Zivkovic lui succède à la tête du gouvernement. Encarta

Les élections législatives de décembre 2003 sont marquées par la victoire des ultranationalistes du Parti radical serbe (SRS), qui recueillent 27,7 % des suffrages et forment le groupe parlementaire le plus important avec 82 députés sur 250. Toutefois, aucune majorité de gouvernement ne se dessine et la Serbie traverse une crise institutionnelle de plusieurs mois. Finalement, en mars 2004, Vojislav Kostunica parvient à former un gouvernement minoritaire composé de son parti, le Parti démocratique de Serbie (DSS), des centristes du G-17 Plus et d’une alliance monarcho-nationaliste (SPO-NS). À la fin du mois, l’administration américaine suspend une aide de 100 millions de dollars à la Serbie, qui n’a pas été en mesure de livrer au TPIY, avant la date butoir du 31 mars, le chef des militaires serbes de Bosnie, Ratko Mladic, accusé de crimes contre l’humanité et de génocide à Srebrenica en 1995 et au cours du siège de Sarajevo.

Soumis à l’appui parlementaire des nationalistes serbes, la coopération avec le TPIY n’apparaît pas comme la priorité du nouveau gouvernement, mais les pressions américaines et européennes aboutissent à la reddition d’une douzaine d’accusés serbes inculpés de « crimes de guerre », qui se rendent au TPIY au début de l’année 2005. Alors que trois scrutins présidentiels avaient échoué en 2002 et 2003, faute d’une participation électorale inférieure à 50 %, une modification de la loi électorale permet l’élection en juin 2004 du candidat du Parti démocrate, Boris Tadic, centriste et proeuropéen, avec 53,24 % des suffrages. "Serbie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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