Carnet Photographique : le Canada
La restructuration du paysage politique italien dans les années 90
Carnet Photographique Italie

Après le scrutin de mars 1994, une coalition appelée le Pôle de la liberté accède au pouvoir, avec 43 p. 100 des suffrages. La gauche ne remporte que 34 p. 100 des voix, les partis centristes, 16 p. 100, signe de leur déclin historique.

Le Pôle de la liberté est composé de Forza Italia, du parti néofasciste de l’Alliance nationale de Gianfranco Fini et de la Ligue du Nord d’Umberto Bossi. Cette dernière est arrivée en quatrième position aux élections de 1992, en réclamant la partition de l’Italie en trois républiques distinctes. En 1994, elle revient à des positions plus modérées, prônant des réformes économiques, un nouveau système d’imposition et l’institution d’un fédéralisme à l’allemande. Cette nouvelle formation se limite géographiquement dans le Nord et met en avant les spécificités de la Lombardie ; parti xénophobe, elle dénonce tous les dysfonctionnements de la société.

Forza Italia, création du magnat des médias, Silvio Berlusconi, arrive en tête du scrutin avec 21 p. 100 des voix. Cette avance permet à la droite de détenir la majorité à la Chambre des députés et de constituer la force politique principale au Sénat. Silvio Berlusconi est nommé président du Conseil peu de temps après. Il se retrouve alors devant la double tâche de revitaliser une économie moribonde et de conserver l’équilibre entre les positions politiques antagonistes des deux autres membres du Pôle de la liberté. Son gouvernement chute au mois de décembre, la Ligue du Nord lui ayant retiré son soutien.

Silvio Berlusconi est remplacé par Lamberto Dini, son ministre du Trésor, qui reste président du Conseil jusqu’en mai 1996.

Durant son mandat, Dini, avec l’appui de la gauche, réduit le quasi-monopole médiatique de Berlusconi. Néanmoins, l’arrivée au pouvoir d’un homme des médias et de partis fédéralistes et populistes comme la Ligue du Nord a révélé la crise d’adaptation qui touche l’Italie. Sécularisation de la société, répartition des richesses entre provinces riches et provinces pauvres, désagrégation des unités nationales anciennes et des partis politiques traditionnels, mondialisation de l’économie, ces facteurs concourent à une crise de la formulation des identités nationales qui se développe en Italie.

"Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Lamberto Dini
Lamberto Dini
Recherche personnalisée