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Histoire serbe : la renaissance nationale
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À la fin du xviiie siècle, la Serbie jouit d’une certaine autonomie. Mais les premiers signes de faiblesse des Ottomans et la lassitude face aux excès des janissaires encouragent les Serbes à se soulever. De 1804 à 1815, les insurrections se multiplient. La première rébellion, soutenue par la Russie et menée par Djorgje Petrovitch, surnommé Karageorges, finit par être matée. Celui-ci est le fondateur d’une longue dynastie, celle des Karageorgévitch. En 1815, une seconde révolte éclate sous la conduite de Miloch Obrénovitch : en quelques mois, une grande partie du pays est libérée : Obrénovitch est reconnu prince héréditaire et la Serbie se voit accorder le statut de principauté vassale du sultan.

Le traité d’Andrinople, qui met fin à la guerre russo-turque de 1828-1829, accorde à la Serbie une plus grande autonomie et le nombre de garnisons turques en territoire serbe est réduit.

Souverain despotique, contesté par les Russes et les Turcs, Obrénovitch est contraint d’abdiquer en 1839, cédant le pouvoir à son fils Michel qui est renversé en 1842 par Alexandre, le fils de Karageorges. Ce dernier a été assassiné en 1817 à la suite d’un complot qui a impliqué Obrénovitch : cet événement est à l’origine d’une haine insurmontable entre les deux familles. Le prince Alexandre Karageorgévitch dote le pays de nouvelles institutions (Code civil, 1844), développe l’enseignement, noue des relations avec les grandes puissances occidentales, et notamment avec la France de Napoléon III. Déposé en 1858, il doit céder le trône aux Obrénovitch.

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