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Région Ile de France administration
Carnet Photographique Paris

La Région Île-de-France comprend huit départements. Son chef-lieu, Paris, forme à lui seul le département de la Seine. Les trois départements limitrophes de Paris, appelés « Petite Couronne », sont les Hauts-de-Seine (chef-lieu : Nanterre), la Seine-Saint-Denis (chef-lieu : Bobigny) et le Val-de-Marne (chef-lieu : Créteil). Les quatre départements les plus éloignés, appelés « Grande Couronne », sont l’Essonne (chef-lieu : Évry), la Seine-et-Marne (chef-lieu : Melun), le Val-d’Oise (chef-lieu : Cergy-Pontoise) et les Yvelines (chef-lieu : Versailles).

Les principales villes de l'ile de France

L’accroissement de la population a incité les autorités à se préoccuper d’urbanisme et à essayer de rééquilibrer le poids et l’influence de la capitale par l’implantation de centres urbains et de pôles d’emplois périphériques. Cette démarche a notamment abouti à la création de cinq villes nouvelles à la fin des années soixante : Cergy-Pontoise au nord, Évry au sud, Marne-la-Vallée à l’est, Melun-Sénart au sud-est et Saint-Quentin-en-Yvelines au sud-ouest.

Si les zones résidentielles se sont largement développées autour de ces nouveaux pôles, l’emploi n’a pas toujours suffisamment évolué en proportion, et la population francilienne poursuit inlassablement ses migrations pendulaires quotidiennes.

Aussi six nouveaux « pôles de développement » ont-ils été créés : Marne-la-Vallée à l’est, la Plaine-Saint-Denis et Roissy-en-France au nord, la Défense-Nanterre à l’ouest, Charenton au sud-est et Saclay-Massy au sud. Le développement de Marne-la-Vallée, destiné à rééquilibrer la croissance de la Région vers l’est, est aujourd’hui le plus soutenu et le plus aidé par les autorités régionales (prolongement du RER, installation du parc Disneyland Paris). En effet, une forte opposition socio-économique persiste entre les banlieues du sud-ouest, globalement favorisées (habitat résidentiel, espaces verts, activités tertiaires), et les banlieues du nord-est, plus populaires (habitat vertical, cités dégradées, activités industrielles).

Economie de l'Ile de France

Population en Ile de France

La Région Île-de-France est le premier bassin d’emploi du pays, avec plus de 22 p. 100 des emplois nationaux. Elle constitue l’une des plus riches régions agricoles françaises et le premier centre d’activités industrielles et tertiaires, malgré la politique de décentralisation et de déconcentration des activités économiques menée depuis les années soixante (voir Territoire, aménagement du ; Décentralisation et déconcentration). La Région fournit par ailleurs à elle seule près de 28 p. 100 du produit intérieur brut national. Du fait de l’urbanisation, le secteur primaire ne représente que 0,5 p. 100 de l’emploi régional (France : 4,6 p. 100 en 1995) ; logiquement inexistant à Paris, il est très présent dans certaines zones périphériques comme le sud et l’est ou le Vexin (11,9 p. 100).

Les 7 milliards de francs que représente, en moyenne, la production agricole régionale annuelle proviennent pour 92,6 p. 100 des cultures, pratiquées sur les plateaux limoneux : le blé (2 millions de t, 5e rang national), la betterave à sucre (2,6 millions de t, 4e rang national) et le maïs (600 000 t).

Agriculture de l'Ile de France

L’agriculture francilienne se caractérise par sa rentabilité, due à la qualité des terres et aux structures agraires (précocité du remembrement notamment). Les exploitations sont de très grande taille (61 ha en moyenne) et pratiquent une agriculture intensive et mécanisée parfaitement intégrée au complexe agroalimentaire. Elles bénéficient en outre des grandes voies de communication et du formidable débouché que constitue le marché de Rungis (ouvert en 1969), le plus grand du monde, qui alimente à la fois la très importante consommation parisienne et les exportations. Conséquence logique de cette rentabilité, le revenu brut par exploitation (RBE) est supérieur de 85 p. 100 à la moyenne nationale.

Agriculture en Ile de France

L’agriculture francilienne a également su s’adapter aux évolutions du marché, et certains espaces, voués il y a quelques années encore aux grandes cultures, se sont reconvertis dans le maraîchage et l’horticulture. L’Île-de-France compte aussi plusieurs espaces spécialisés dans les cultures fruitières : cerises de Montmorency, vergers de Chambourcy ou de Cheptainville. L’élevage est peu présent, mais la Région compte quelques haras réputés, notamment à proximité de Fontainebleau. Encarta

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