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Littérature du Moyen Age : les récits satiriques et allégoriques
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En réaction contre la noblesse des personnages et le raffinement des situations que présentent les récits courtois, s’imposent les fabliaux, textes grivois très populaires. La veine satirique donne aussi le chef-d’œuvre du Roman de Renart, composé par plusieurs écrivains entre le XIIe et le XIIIe siècle : empruntant aux fabulistes l’idée de décrire les êtres humains sous les traits d’animaux, ce récit subversif dénonce les travers de la société du temps et parodie les récits courtois. Certains personnages, en particulier le héros, Renart le Goupil, restent aujourd’hui encore très populaires.

 

Avant d’être au service du divertissement, le roman d’alors a pour fonction première de véhiculer les valeurs de la « classe » dominante et une certaine représentation du monde. Il produit ainsi, dans la veine didactique et allégorique, le Roman de la Rose,chef-d’œuvre datant du XIIIe siècle.

Cette somme poétique de près de 22 000 vers, écrite pour sa première partie (4 000 vers environ) dans la première moitié du XIIIe siècle, a pour auteur Guillaume de Lorris : elle développe le récit courtois d’un songe où la Rose symbolise la Dame aimée et inaccessible. Laissée inachevée, cette première partie a été complétée par Jean de Meung dans la seconde moitié du siècle, mais dans une perspective très différente, puisque le roman

cesse alors d’être un éloge de l’amour courtois pour devenir une somme encyclopédique traitant de savoir, de morale et de religion.

À la fin du XIVe siècle, l’invention romanesque semble s’essouffler ; le récit allégorique ne semble plus utilisé que pour authentifier la noblesse d’un lignage.

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Guillaume de Lorris
Guillaume de Lorris