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Histoire du Mexique : Ernesto Zedillo (PRI) président du Mexique en 1994
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Le président Ernesto Zedillo (PRI), élu en août 1994, doit presque immédiatement faire face à la plus grave crise financière et monétaire qu’ait connu le Mexique, engendrée par un déficit d’environ 30 milliards de dollars. Un programme d’aide internationale est conçu sous la direction du président américain B. Clinton, et E. Zedillo annonce la mise en place de mesures d’austérité et la privatisation des biens de l’État. Dans le même temps, la révolte du Chiapas se poursuit sous la direction du charismatique « Subcomandante Marcos », nom de guerre de Rafael Sebástian Guillén Vicente. Le conflit s’intensifie entre les zapatistes et le gouvernement au début de 1995.

Le gouvernement, ayant perdu la confiance de la communauté économique mondiale, ressent la nécessité d’établir à nouveau son autorité en lançant une opération militaire qui permet de reprendre le contrôle de plusieurs municipalités occupées et repousse les guérilleros. Néanmoins, l’armée ne parvient pas à s’emparer des dirigeants du mouvement. L’échec de cette offensive entraîne une reprise des négociations qui aboutissent à la signature d’un accord, le 16 février 1996, à San Andrés Larrainzer (Chiapas).

Cet accord prévoit l’inclusion dans la Constitution de 1917 d’une série de droits pour les Indiens, notamment une forme d’autonomie permettant « l’exploitation collective des ressources naturelles dans les communautés indigènes ». Cependant la situation demeure tendue. Les pourparlers sur l’application de l’accord de San Andrés sont rompus en 1996, le gouvernement refusant que la notion de propriété collective soit reconnue constitutionnellement. En 1997, le président E. Zedillo tente de relancer les pourparlers en proposant l’adoption d’une loi permettant la mise en place d’un « pacte social » en faveur des cinquante-six ethnies du pays (10 p. 100 de la population, soit deux millions de personnes). Parallèlement, les zapatistes fondent un parti politique indépendant, le Front de libération nationale.

Cependant, le massacre de 45 sympathisants zapatistes dans le village d’Acteal, le 22 décembre 1997, perpétré par des indigènes de la région avec la complicité de paramilitaires proches de PRI, provoque un fort regain de tension au Chiapas et quelques démissions au sein du gouvernement. En juin 1998, le démantèlement par l’armée de la quatrième « municipalité autonome » (38 villages zapatistes ont été fondés depuis le début du conflit) donne lieu à de violents affrontements entre l’armée et le EZLN (armée zapatiste de libération nationale) et provoque la mort de neuf personnes. Tout dialogue entre les zapatistes et le gouvernement semble rompu jusqu’en septembre de la même année, lors de la reprise des négociations de paix.

Déclenché par le mouvement zapatiste, la réforme de la vie politique se poursuit. Pour la première fois depuis 1929, le PRI, qui a jusqu’alors exercé un pouvoir sans partage, perd la majorité absolue à la Chambre des députés, aux élections législatives du 6 juillet 1997. Dans le même temps, Cuauhtémoc Cardenas, l’un des leaders du parti de la Révolution démocratique (PRD), formation de gauche, est élu maire de Mexico au suffrage universel.

Malgré leurs divergences, les partis d’opposition, regroupés en un « Groupe des quatre », qui comprend également le parti d’Action nationale (PAN) de droite, élaborent un programme commun prévoyant la réforme du système judiciaire et la décentralisation, et, grâce à leurs succès électoraux, accentuent leur pression sur le président Zedillo afin qu’il accélère le processus de transition vers la démocratie.

Ernesto Zedillo président mexicain
Ernesto Zedillo président mexicain. Encarta
Le gouvernement doit, par ailleurs, faire face à d’importants problèmes de corruption liés en particulier au trafic de drogue, ainsi qu’à une chute des cours du pétrole en 1997. Cependant, la reprise économique est plus rapide que prévue, en raison d’un plan d’austérité et de l’accélération des réformes, en particulier dans le domaine des privatisations : l’inflation est fortement réduite et l’investissement privé augmente. Cependant, alors que les échanges commerciaux avec les États-Unis croissent depuis la mise en place de l’Alena, atteignant 80 p. 100 du commerce extérieur mexicain, la situation sociale se dégrade. En 1998, la situation économique se dégrade à la suite des crises russe et brésilienne. "Mexique" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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