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La présidence roumaine de Traian Basescu (2004- )
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L’élection présidentielle de décembre 2004 voit s’affronter le Premier ministre social-démocrate sortant, Adrian Nastase, au maire de Bucarest (élu en 2000 et réélu en 2004), Traian Basescu. Au terme d’un premier tour où l’opposition accuse le gouvernement de fraude, c’est finalement le candidat libéral qui l’emporte de manière inattendue avec 51,2 p. 100 des suffrages. Âgé de 53 ans, surnommé « Popeye », Traian Basescu est un ancien capitaine de vaisseau, qui fait de la lutte contre la corruption et de l’adhésion de la Roumanie à l’UE dans les délais prévus ses priorités.

 

Son arrivée au pouvoir marque l’alternance, la seconde depuis la chute du régime communiste, mais les élections législatives, qui se déroulent en même temps que l’élection présidentielle, sont en revanche remportées par les sociaux-démocrates du PSD et du PUR (36,8 p. 100 des suffrages,

132 députés), devant les libéraux du PD et du PNL (31,5 p. 100 des suffrages, 112 députés), le Parti de la Grande Roumanie (13 p. 100 des suffrages, 48 députés) et l’UDMR (6,2 p. 100 des suffrages, 22 députés). Calin Tariceanu, un ancien ingénieur qui a été ministre de l’Industrie et du Commerce de 1996 à 1997, est nommé Premier ministre. Il forme un gouvernement qui réunit sa formation politique, le Parti national libéral (PNL), et le parti du président, le Parti démocrate (PD), ainsi que l’Union des Magyars (UDMR) et le Parti humaniste (PUR), dont la priorité est de diminuer les impôts et revaloriser les retraites. Le 1er janvier 2007, la Roumanie devient membre de l’Union européenne (UE), en même temps que la Bulgarie. Elle est poussée par la Commission européenne à lutter en priorité contre la corruption.

Dès l’année qui suit l’élection présidentielle, des divergences apparaissent entre le président et le Premier ministre, au sujet d’élections anticipées et du retrait des soldats roumains envoyés en Irak notamment, aboutissant à une paralysie des institutions. En avril 2007, la crise au sommet de l’État s’aggrave. Le Premier ministre procède d’abord à un remaniement ministériel qui conduit à l’exclusion du gouvernement du parti du président puis le Parlement suspend le président Basescu de ses fonctions (19 avril). Devant le refus de celui-ci de démissionner, un référendum est organisé conformément à la loi pour valider la destitution votée par l’opposition sociale-démocrate, le Parti national libéral et le parti extrémiste de la Grande Roumanie. Le 20 mai 2007, 74,4 p. 100 des électeurs rejettent la demande de destitution du président de la République, qui reste l’homme politique le plus populaire du pays.

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Traian Basescu
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