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La première présidence de Ion Iliescu (1990-1996) en Roumanie
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Lors de l’effondrement soudain des régimes communistes d’Europe de l’Est en 1989 (voir révolutions démocratiques de 1989), Ceauşescu réprime avec brutalité les manifestations antigouvernementales qui ont lieu, notamment à Timişoara. En décembre 1989, il est renversé par une violente insurrection, soutenue par l’armée, qui fait plus de 1 500 morts. Ceauşescu est contraint de quitter Bucarest avec sa femme, Elena, le 22 décembre 1989. Ils sont capturés, jugés en secret et exécutés le jour de Noël 1989.

 

La première présidence de Ion Iliescu (1990-1996)
Le « conseil du Front de salut national », dirigé par Ion Iliescu, exerce le pouvoir exécutif intérimaire. Des personnalités du régime de Ceauşescu sont arrêtées et emprisonnées. En mai 1990, le Front de salut national remporte les premières élections pluralistes législatives : Iliescu, élu président de la République, prend pour Premier ministre le très médiatique Petre Roman.

Mais les manifestations populaires anticommunistes se poursuivent et, au printemps, des milliers de mineurs de la vallée de Jui, appelés en renfort par le président Iliescu, sont envoyés à Bucarest pour réprimer des manifestations antigouvernementales. La brutalité de la répression est condamnée dans le monde entier.

Les difficultés sociales, économiques et politiques divisent le pouvoir (scission du Front de salut national) et redonnent provisoirement une force à l’opposition unifiée au sein de la Convention démocratique. Toutefois, le président Iliescu est réélu en 1992, et un nouveau gouvernement, dirigé par Nicolae Vacariou, est dominé par le Front démocratique du salut national (FDSN), l’un des deux partis issus de la scission du FSN. Celui-ci est toutefois contraint, en 1994, de former une alliance gouvernementale avec les partis nationalistes et ex-communistes.

En 1993, des milliers de personnes manifestent à Bucarest pour protester contre l’inflation, le chômage et les bas salaires. En février 1994, deux millions de travailleurs participent à une grève générale pour protester contre l’insuffisance des réformes économiques. Malgré la reprise économique, la vie quotidienne des Roumains reste encore très difficile.

Après de longues négociations, un traité bilatéral est signé, le 16 septembre 1996, entre la Roumanie et la Hongrie. Condition préalable à l’entrée de ces deux pays dans l’Union européenne, ce traité proclame l’inviolabilité des frontières entre les deux pays et garantit les droits des minorités dans chacun des deux États. Il reste toutefois contesté par une partie de la population roumaine, notamment par les nationalistes, qui n’hésitent pas à parler de « trahison nationale ». Ces divergences mettent d’ailleurs fin à la coalition gouvernementale établie en 1994 et qui unit le parti présidentiel (PDSR) et le parti nationaliste de Gheorghe Funar (PUNR).

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Ion Iliescu
Ion Iliescu. Encarta
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