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Histoire du Laos : l'intervention française au Laos
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De nouvelles migrations : celle des tribus Hmong venues du Yunnan puis celle des Ho, font évoluer la situation. Les nouveaux venus dévastant les régions frontalières, le Siam cherche à établir sa souveraineté jusqu’aux frontières du Viêt Nam. La cour de Huê demande alors à la France de faire respecter ses droits. En 1893, une expédition militaire française prend le contrôle des principales villes du pays et contraint les Siamois à reconnaître le protectorat français sur l’ensemble du territoire situé sur la rive gauche du Mékong.

En 1904, la France étend son contrôle nominal sur le reste du territoire laotien jusqu’alors resté aux mains des Siamois. Laissant en place les souverains de Luang Prabang, la France leur adjoint un résident général au Laos. Tardivement occupé, le Laos n’est complètement pacifié que vers 1936.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Japon occupe l’Indochine. Sous la pression japonaise, le roi Sisavang Vong proclame l’indépendance du Laos en avril 1945. En octobre 1945, un gouvernement provisoire (Pathet Lao) est formé. S’appuyant sur le prince Boun Oum, la France occupe de nouveau le pays en 1946. Un accord est alors signé avec le roi de Luang Prabang, traité qui institue celui-ci roi du Laos unifié au sein de l’Union française. Le 11 mai 1947 est adoptée une constitution qui fait du Laos une monarchie constitutionnelle.

Enfin, en 1949, le Laos devient un État indépendant au sein de l’Union française. Toutefois, les procommunistes, sous la direction du prince Souphanouvong, fondent en août 1950 un Front uni du Laos libre (Neo Lao Isara) sur le modèle du Viêt-minh. En avril 1953, ces militants nationalistes et communistes — ces derniers regroupés au sein du Pathet Lao « l’État ou le pays lao » —, en liaison avec les forces viêt-minh, prennent rapidement le contrôle de larges portions de territoire laotien.

Conformément aux accords d’armistice signés à Genève en 1954, les troupes viêt-minh et les soldats français se retirent du Laos. L’Union soviétique, la Chine et le Viêt Nam du Nord ont entériné le régime royal en échange d’une neutralisation militaire du pays et de l’intégration politique du Pathet Lao. Une commission internationale de surveillance est mise en place pour veiller au respect des accords. En décembre 1955, le Laos est autorisé à siéger à l’ONU. Mais des deux côtés personne ne souhaite partager le pouvoir. En novembre 1957, le Premier ministre du Laos, le prince Souvanna Phouma (de tendance politique neutraliste), et son demi-frère le prince Souphanouvong, chef du

Colonie française en Indochine
Colonie française en ndochine. Encarta
mouvement du Pathet Lao, parviennent à un accord qui invite le Pathet Lao à participer au gouvernement de coalition approuvé par l’Assemblée nationale. Cette émergence politique du Pathet Lao est toutefois mise en échec par l’apparition d’un nouveau groupement politique conservateur, qui renverse le gouvernement de Souvanna Phouma en août 1958 avec le soutien des États-Unis, qui assurent la solde de l’armée royale. Dès lors, la reprise de la guerre est inévitable. "Laos" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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