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Les institutions politiques de Roumanie
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La Roumanie est une république démocratique parlementaire dotée d’un pouvoir présidentiel fort. Le renversement de Nicolae Ceauşescu, en décembre 1989, a été suivi d’élections présidentielles et législatives en mai 1990. Une nouvelle Constitution, établie en remplacement de celle de 1965, a été approuvée par référendum en décembre 1991. En octobre 2003, une Constitution révisée, harmonisée avec la législation communautaire européenne, est adoptée dans la perspective d’une adhésion à l’Union européenne (UE), mais elle ne modifie pas les équilibres institutionnels établis par le texte de 1991. Les amendements portent notamment sur le droit de vote et d’éligibilité pour les ressortissants de l’UE ou encore sur la garantie de la propriété privée.

D’après la Constitution de 1991, le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République. Celui-ci est élu au suffrage universel direct pour un mandat de quatre ans. Il nomme lui-même le Premier ministre.

Le pouvoir législatif appartient à une assemblée nationale bicamérale. La Chambre des députés comporte 332 sièges, dont 18 réservés aux minorités ethniques. Le Sénat comporte 147 sièges.

Avant la révolution de 1989, le Parti communiste roumain, le seul parti autorisé, contrôlait quasiment tous les rouages de l’État et une partie de la vie privée des citoyens.

À partir de 1965, il prend le nom de parti des Travailleurs roumains. En décembre 1989, après le renversement brutal de Nicolae Ceauşescu, le Parti communiste est dissous. Un « conseil du Front de salut national » (FSN) est alors institué. Composé essentiellement d’anciens communistes, il exerce le pouvoir exécutif. Le multipartisme est rétabli. En mai 1990, à l’occasion des premières élections pluralistes depuis la Seconde Guerre mondiale, le FSN remporte une écrasante victoire.

Les principaux partis politiques de Roumanie sont aujourd’hui le Parti social-démocrate (PSD), issu de la fusion en 2001 du Parti de la démocratie sociale de Roumanie (PDSR) de Ion Iliescu et du Parti social-démocrate roumain (PSDR), le Parti démocrate (PD, social-démocrate), le Parti national libéral (PNL, libéral), le Parti de la Grande Roumanie (PRM), formation nationaliste et xénophobe, et l’Union démocratique des Magyars de Roumanie (UDMR).

Victor Ciorbea
Victor Ciorbea
Le service militaire (douze mois) est obligatoire pour tous les hommes. En 2004, les forces armées roumaines comptaient 66 000 hommes dans l’armée de Terre, 14 000 hommes dans l’armée de l’Air et 7 200 hommes dans la Marine. La Securitate, ancienne police secrète de Ceauşescu, a été subordonnée à l’armée. Les dépenses de l’État consacrées à la Défense représentaient, en 2003, 2,3 p. 100 du PIB. En novembre 2002, au sommet de Prague, la Roumanie est invitée par l’OTAN à engager des pourparlers d’adhésion avec l’Alliance. Elle devient membre de l’OTAN en mars 2004. "Roumanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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