Carnet Photographique : le Canada
La politique extérieure de l'Italie fasciste
Carnet Photographique Italie

La nomination en 1933 d’Adolf Hitler comme chancelier du Reich est accueillie avec prudence par la presse italienne soumise à la censure. Hitler, pour qui Mussolini est un exemple, exprime sa sympathie pour le Duce et son régime. Cependant, le rapprochement germano-italien n’est pas immédiat, freiné, entre autres, par la volonté hitlérienne de réaliser l’Anschluss (le rattachement forcé de l’Autriche), ce qui risque de menacer les provinces italiennes de langue allemande (Haut-Adige). Dans un premier temps, l’Italie se rapproche donc de la France et signe, en janvier 1935, les accords Laval-Mussolini, qui laissent les Italiens libres d’agir en Éthiopie ; puis en avril 1935, la France, le Royaume-Uni et l’Italie réunissent la conférence de Stresa et forment le « front de Stresa » afin de protester contre le réarmement et les violations répétées du traité de Versailles par l’Allemagne.

La campagne d'Ethiopie
L’événement qui rapproche les deux dictatures est l’invasion de l’Éthiopie en 1935. Ce pays souverain est considéré comme faisant partie de la sphère d’influence italienne, en raison de la présence de Rome en Érythrée et en Somalie ; et l’Italie cherche la moindre occasion de l’intégrer à son empire colonial. La Grande-Bretagne, qui considère cette expansion comme une menace contre ses intérêts, s’oppose vigoureusement au projet de Mussolini ;

la France, craignant toute modification par les armes de l’équilibre des nations, proteste également, mais sans conviction. Rien ne peut sérieusement contrecarrer Mussolini dans son désir d’expansion et dans sa volonté de renouer avec la grandeur de l’Empire romain.

La guerre débute le 3 octobre 1935. Quatre jours plus tard, le Conseil de la Société des Nations (SDN) condamne l’Italie, coupable de violer le règlement de l’organisation internationale, et impose des sanctions économiques contre l’agresseur. Cependant, l’incapacité à faire appliquer ces sanctions favorise la victoire italienne. Après la prise d’Addis-Abeba, le 9 mai 1936, Mussolini annexe officiellement l’Éthiopie et proclame le roi Victor-Emmanuel III empereur d’Éthiopie. Un mois plus tard, le pays fait partie, avec l’Érythrée et la Somalie italienne, d’une colonie unique, l’Afrique-Orientale italienne.

En octobre 1936, la reconnaissance par l’Allemagne de cette conquête ouvre la voie à une alliance étroite entre les deux nations. La guerre débute le 3 octobre 1935. Quatre jours plus tard, le Conseil de la Société des Nations (SDN) condamne l’Italie, coupable de violer le règlement de l’organisation internationale, et impose des sanctions économiques contre l’agresseur. Cependant, l’incapacité à faire appliquer ces sanctions favorise la victoire italienne. Après la prise d’Addis-Abeba, le 9 mai 1936, Mussolini annexe officiellement l’Éthiopie et proclame le roi Victor-Emmanuel III empereur d’Éthiopie. Un mois plus tard, le pays fait partie, avec l’Érythrée et la Somalie italienne, d’une colonie unique, l’Afrique-Orientale italienne. En octobre 1936, la reconnaissance par l’Allemagne de cette conquête ouvre la voie à une alliance étroite entre les deux nations.
L'axe Rome-Berlin

L’année 1937 constitue un tournant. En septembre, après la visite de Mussolini en Allemagne, l’Italie annonce son adhésion au pacte Antikomintern signé par l’Allemagne et le Japon (en novembre 1936), puis, quitte bientôt la SDN. La création de l’Axe, par la signature de l’axe Rome-Berlin, est annoncée le 1er novembre et l’intervention de Mussolini dans la guerre d’Espagne suit immédiatement. La cause du franquisme ne peut qu’enthousiasmer le Duce. Les troupes fascistes participent aux batailles de Málaga et de Santander, sur le front de Guadalajara, avant d’être battues par les républicains espagnols en mars 1937.

La première conséquence importante de la constitution de l’Axe est le refus de Mussolini d’aider l’Autriche, lorsque celle-ci se trouve envahie par l’armée allemande en mars 1938. En outre, les régimes dictatoriaux se ressemblent de plus en plus : les fascistes italiens s’alignent sur l’antisémitisme nazi et promulguent, en 1938, des lois raciales, excluant les Juifs de l’administration civile et militaire. La propagande s’intensifie et le culte de la personnalité envers le Duce prend des proportions importantes.

Mussolini et Hitler
Mussolini et Hitler. Encarta
Lors des négociations des accords de Munich, en 1938, et, plus tard, lors du démembrement de la Tchécoslovaquie, Mussolini apporte un soutien total aux exigences d’Hitler. Les deux dictateurs signent le pacte d’Acier, pacte d’assistance militaire, en mai 1939. Hitler ayant annexé la Bohême et la Moravie, Mussolini, pour ne pas être en reste, s’en prend à l’Albanie, en avril 1939. "Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
Recherche personnalisée