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La poésie au Moyen Age : la poésie courtoise
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Certainement influencée par la poésie arabe et par des rites préchrétiens, la poésie des troubadours du sud de la France — présents à la cour des comtes de Toulouse ou à celle d’Aliénor d’Aquitaine — est historiquement la première poésie composée en langue vulgaire (et non plus en latin). Elle instaure une conception de l’amour qui s’intégre au système des valeurs féodales, la fin’amor (voir courtois, courtoisie).

À côté de la « chanson », ou canso, le poème d’amour lyrique, les troubadours pratiquent en les adaptant des formes comme le sirventès (canso sirventes), qui illustrent l’autre grande veine de cette poésie, guerrière et satirique. Bertran de Born, seigneur de Hautefort en Périgord (v. 1140-v. 1215), qui écrit en satiriste et en moraliste, a recours à cette forme.

 

Guillaume IX d’Aquitaine, comte de Poitiers, est considéré comme le premier grand troubadour. À la cour d’Aliénor d’Aquitaine, petite-fille de Guillaume, se trouve Marie de France, à qui l’on doit un célèbre recueil de Lais reprenant la matière de Bretagne mais l’adaptant à son auditoire raffiné. C’est Aliénor d’Aquitaine elle-même qui contribue à faire passer la culture de langue d’oc, marquée par la fin’amor, au nord de la Loire, domaine de la langue d’oïl.

Au nord, la poésie courtoise est chantée par les trouvères, parmi lesquels Thibaud de Champagne — l’une des figures les plus représentatives du lyrisme courtois de la première moitié du XIIIe siècle.

Le Parisien Rutebeuf, grand nom de la poésie française, compose, lui, une œuvre d’une grande variété, aux accents personnels ; renouvelant sa thématique, il rompt avec la tradition courtoise.

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Guillaume IX d’Aquitaine
Guillaume IX d’Aquitaine
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