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Littérature dans l'âge baroque : philosophie et rationalisme
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Après les bouleversements liés aux conflits religieux du siècle précédent, le XVIIe siècle voit s’ouvrir une réflexion sur ces affrontements, allant de pair avec la recherche d’un équilibre. Cet idéal d’harmonie se manifeste alors dans le domaine culturel (création par Richelieu de l’Académie française — voir Institut de France — en 1634 ; travaux d’auteurs divers tels Malherbe, Guez de Balzac, Chapelain ou l’abbé d’Aubignac pour normaliser la langue et la littérature), dans le domaine politique (écrasement de la Fronde, renforcement par Richelieu du pouvoir royal) mais aussi dans les domaines philosophique et religieux.

Les principaux représentants du courant rationaliste sont souvent tout à la fois des scientifiques et des philosophes ; c’est en effet dans la connaissance rationnelle plutôt que dans les dogmes des religions révélées que ces hommes cherchent désormais une vérité universelle et incontestable sur laquelle bâtir une connaissance et une éthique.

 

La science et les mathématiques occupent une place de premier plan avec la création du Journal des savants en 1665, la fondation de l’Académie des sciences en 1666, la création de l’Observatoire de Paris en 1667. Les travaux de Pascal et de Leibniz en mathématiques, ceux de Galilée (Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, 1632) sur l’astronomie, ceux d’Isaac Newton sur les lois de la gravitation (1687) ébranlent considérablement les croyances officielles.

René Descartes, mathématicien, physicien et philosophe, incarne au mieux ce courant de pensée. Avec son Discours de la méthode (1637), puis ses Méditations métaphysiques (1641), ouvrages écrits en français, il jette en effet les bases intellectuelles et morales de nouvelles certitudes.

Contrairement à ce qui lui est reproché, il ne nie pas l’existence de Dieu : cependant, selon sa méthode (le doute théorique et systématique), il ne pose pas Dieu avant toute autre chose, comme une vérité absolue, mais l’évoque dans un second temps, pour apporter la preuve de son existence. Si la pensée de Descartes scandalise tant certains de ses contemporains, c’est davantage parce qu’il propose une vision nouvelle du monde : chez lui, le centre de l’Univers n’est plus la figure divine, mais le sujet pensant du cogito (« Je pense, donc je suis »).

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Descartes
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