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Peinture allemande du 19ème siècle
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Le style néoclassique continue à dominer l’architecture jusqu’au milieu du XIXe siècle environ. Parmi ses principaux représentants, citons Leo von Klenze à Munich et Karl Friedrich Schinkel. Cependant, à la même période, d’autres vocabulaires s’affirment tels que le style néo-renaissance et surtout le style néogothique, dont le meilleur exemple est le château de Neuschwanstein érigé à partir de 1869 pour Louis II de Bavière.

 

La peinture allemande au XIXème siècle
La peinture allemande du XIXe siècle connaît une prolifération de courants, en particulier dans sa seconde partie. L’Église a perdu, au cours du siècle précédent, le rôle de commanditaire artistique qu’elle tenait jusqu’alors. En outre, les guerres napoléoniennes et le congrès de Vienne, qui y fait suite, redessinent la carte politique de l’Europe, et la demande d’œuvres d’art de la part de l’aristocratie connaît un déclin.

Au début du siècle, la société allemande subit des transformations radicales avec l’émergence de la bourgeoisie, ainsi que d’une nouvelle classe d’industriels et de commerçants aisés. Les artistes de l’école de Düsseldorf, dont Andreas Achenbach et Ludwig Knaus, satisfont en partie les goûts des nouveaux acteurs de la vie économique et des citadins avec la peinture de paysage et les scènes de genre, s’inspirant des peintres hollandais du XVIIe siècle.

Les représentants du style Biedermeier, qui peignent des atmosphères et des scènes tirées du quotidien de la bourgeoisie, sont encore plus prisés par celle-ci. L’objet d’art (tableau, meuble, statue) rassure la nouvelle classe sociale qui cherche à affirmer son prestige et son bien-être. Parmi les principaux artistes qui composent ce groupe figurent Johann Erdmann Hummel et surtout Carl Spitzweg, auteur de toiles non exemptes d’humour.

D’autres artistes, en premier lieu les romantiques, ressentent l’industrialisation et les profondes mutations sociales du monde moderne comme une menace. Parmi ceux qui sont proches de ce courant, certains (dont les Nazaréens) choisissent l’exil volontaire vers des pays correspondant mieux à leurs attentes ; d’autres se lancent dans une sorte de fuite intérieure.

La confrérie des Nazaréens, installée à Rome au début du XIXe siècle, travaille entre la Ville Éternelle et Vienne. Elle est composée d’artistes autrichiens et allemands qui entendent retrouver la pureté des primitifs italiens considérés comme la dernière période de l’art authentique — avant l’avènement de l’affectation du maniérisme, du baroque et de l’académisme du XVIIIe siècle. Souvent empreinte de religiosité, leur peinture tente également de récupérer d’anciennes techniques picturales et de revaloriser l’art de la fresque : Italia et Germania (1811-1828, Neue Pinakothek, Munich) de Friedrich Overbeck, allégorie du mariage spirituel entre les esprits germanique et latin, en est un excellent exemple. Anselm Feuerbach et Hans von Marées, également installés en Italie, peignent des paysages idéalisés de la péninsule leur donnant une dimension fantastique ou mythologique.

Carl Spitzweg
Carl Spitzweg. Source http://www.onlinekunst.de
"Art allemand" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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