Carnet Photographique : le Vietnam
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Partition du Viêt Nam

Carnet photographique - Vietnam
6/10/15

Un nouveau Vietnam

L’évolution du régime sud-vietnamien aboutit à un nouveau conflit : la guerre du Viêt Nam. En juin 1954, Ngô Ðình Diêm est appelé au pouvoir par Bao Dai au poste de Premier ministre. Diêm place tous les membres de sa famille et sa clientèle à des postes clés. L’armée est épurée de ses éléments suspects, toutes les forces d’opposition neutralisées. Les sectes Cao Dai et Hoa Hao sont détruites et, par un référendum, Diêm se fait proclamer président de la république du Viêt Nam, le 23 octobre 1955, déposant Bao Dai.

Diêm refuse d’entériner les accords de Genève et déclare en 1957 que « la frontière des États-Unis passe par le 17e parallèle ». Le refus de Diêm de tolérer une opposition démocratique, son soutien à l’Église catholique dans un pays à majorité bouddhiste et taoïste, son népotisme, ainsi que son pouvoir de plus en plus dictatorial provoquent l’hostilité grandissante de la population.

L’ampleur de la répression décide les anciens combattants du Viêt-minh à reprendre la lutte armée en février 1959 ; un nouveau mouvement est constitué : les Viêt-công. Au printemps 1961, le Front national de libération du Viêt Nam du Sud (FNL) se faisant de plus en plus menaçant, Diêm recherche le soutien militaire actif des États-Unis. Le président Kennedy répond en envoyant plusieurs milliers de conseillers militaires.

À l’automne 1963, Diêm est renversé et exécuté sommairement lors d’un coup d’État organisé par le général Duong Van Minh. Le FNL profite de la confusion pour passer à l’offensive. À la suite d’un incident naval survenu en août 1964 dans le golfe du Tonkin, le président des États-Unis, Lyndon Johnson, persuadé que seule une intervention américaine directe peut empêcher l’effondrement du régime de Saïgon, ordonne le

bombardement intensif et régulier du Viêt Nam du Nord et le déploiement des troupes américaines dans le Sud : la guerre du Viêt Nam commence. L’intervention américaine pousse le Viêt Nam du Nord à intervenir de plus en plus au sud en envoyant ses meilleures troupes soutenir le Viêt-công. L’offensive du Têt, au cours des mois de janvier et de février 1968, ébranle profondément le régime de Saïgon, désormais dirigé par Nguyễn Văn Thiêu.

L’administration américaine se rend compte qu’il n’y a pas de solution militaire ; au mois de mai 1968, des négociations s’ouvrent à Paris, entre Américains et Vietnamiens. La mort de Hô Chí Minh, en septembre 1969, et son remplacement à la tête du Parti par Lê Duan, un autre chef historique du Viêt-minh, n’interrompent pas le processus entamé. Le nouveau président des États-Unis, Richard Nixon, poursuit la politique de Johnson : retrait progressif des unités américaines et « vietnamisation » de la guerre. Cependant, le conflit s’étend au Cambodge (1970), n’amenant aucun gain militaire significatif, mais provoquant de nouvelles attaques aériennes et de nouveaux bombardements de la part des Américains. Parallèlement, les négociations continuent, grâce à l’action de Henry Kissinger et de Lê Duc Tho. Le 27 janvier 1973, Américains et Vietnamiens signent les accords de Paris.

Lê ?uc Tho
Lê Đuc Tho
Ceux-ci prévoient le retrait total des troupes américaines et de nouvelles élections générales dans le Sud. Mais le gouvernement Thiêu refuse l’application des accords et reprend les combats, persuadé que les États-Unis interviendront en cas de menace grave. En 1975, des opérations préliminaires de l’armée populaire et des Viêt-công étant restées sans réponse de la part des États-Unis, une offensive généralisée met fin en huit semaines à un conflit vieux de seize ans : le 30 avril 1975, Saïgon tombe aux mains des communistes. "Vietnam" © Les sources utilisées sont Encarta, LeMonde et Wikipedia.