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Histoire de l'Argentine : Néstor Kirchner (2003-2007)
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L’élection présidentielle de mai 2003 donne lieu à une bataille politique dont le principal protagoniste est le Parti justicialiste (péroniste). Elle est marquée par le retour sur le devant de la scène politique argentine de l’ancien président Carlos Menem. Parvenu en tête au premier tour du scrutin avec un quart des suffrages, il décide de se retirer de la compétition électorale alors que les sondages lui prédisent une défaite cuisante. Conformément à la Constitution argentine, la présidence de la République échoit alors par défaut au candidat arrivé en seconde position, Néstor Kirchner, également péroniste.

Cette élection est marquée par le taux d’abstention le plus élevé de l’histoire argentine et par l’anéantissement du deuxième parti du pays, l’Union civique radicale (UCR, centre-gauche), dont le candidat recueille moins de 3 % des suffrages.

Déterminé à rompre avec la politique des années 1990, le président Kirchner lance une série de mesures visant à redonner du crédit aux institutions politiques. Parmi ses mesures figure la destitution de personnalités impliquées dans l’ancienne dictature militaire ou dans les scandales de corruption. Faisant des droits de l’homme l’une de ses priorités, Néstor Kirchner fait annuler les lois amnistiant les anciens tortionnaires de la dictature. En politique étrangère, il se détache des États-Unis pour se rapprocher des pays du Mercosur (en particulier le Brésil).

En septembre 2003, il parvient à un accord avantageux avec le FMI sur le report du remboursement d’une partie de la dette argentine et sur la concession d’un nouveau prêt. Fort de sa popularité et du redressement économique que connaît le pays, il parvient à consolider son pouvoir lors des élections législatives et sénatoriales partielles d’octobre 2005, présentées comme un plébiscite sur sa gestion du pays et marquées par une scission au sein des péronistes. Le Front pour la victoire (Frente para la victoria, FV), créé par Néstor Kirchner, remporte les deux scrutins, tandis que ses principaux rivaux au sein du péronisme, dont l’ancien président Duhalde, sont défaits.

En 2007, Cristina Kirchner, sénatrice et femme du président sortant, remporte l’élection présidentielle dès le premier tour de scrutin, à la tête du Front pour la victoire rassemblant péronistes, radicaux et socialistes dissidents. La formation présidentielle obtient parallèlement le contrôle du Congrès et conserve la majorité au Sénat.

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Néstor Kirchner
Néstor Kirchner. Encarta
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