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Histoire de la Lettonie : La Lettonie et l'Union Européenne
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En juin 1999, une femme professeur de psychologie et exilée pendant quarante ans, Vaira Vike-Freiberga, est élue présidente de la République par le Parlement. Alors que le taux de chômage dépasse 10 p. 100 en 1998, et que la production industrielle baisse de plus de 15 p. 100 au cours de la même période, Vilis Kristopans, Premier ministre depuis l’automne 1998, à la tête d’une coalition centriste minoritaire, démissionne en juillet 1999. Son successeur, Andris Skele, forme un gouvernement de centre-droit qui s’engage à redresser la situation économique. Mais, en mai 2000, il est à son tour remplacé par Andris Berzins, l’ancien maire de Riga. L’année 2001 enregistre de bons résultats économiques, la croissance atteignant notamment 7 p. 100.

Les négociations en vue d’une adhésion de la Lettonie à l’Union européenne (UE) commencent en février 2000. Les élections législatives d’octobre 2002 sont remportées par un parti de centre-droit pro-européen nouvellement fondé par l’ancien gouverneur de la Banque centrale, Einars Repse, le parti Nouvelle ère (JL). Il obtient 26 sièges sur 100, face à une coalition de trois partis représentant la minorité russophone, Pour les droits de l’homme dans une Lettonie unie (PCTVL, progressiste), qui en obtient 24. Le Parti du peuple, conservateur, obtient 21 sièges. Quant à la Voie lettone (LC), qui a fait partie de tous les gouvernements depuis l’indépendance, elle obtient moins de 5 p. 100 des suffrages. Einars Repse, âgé de 41 ans, devient Premier ministre.

Une nouvelle phase de l’histoire de la Lettonie semble ainsi se traduire dans les urnes après les années de transition politique et économique. La Lettonie est en effet invitée à engager des pourparlers d’adhésion à l’OTAN en novembre 2002, à échéance 2004. En outre, lors du Conseil européen de Copenhague de décembre 2002, elle fait partie des dix pays désignés pour rejoindre l’Union européenne (UE) en 2004. Au mois de juin 2003, Vaira Vike-Freiberga, partisane convaincue de l’intégration européenne, est réélue par le Parlement à la tête de l’État. Alors que le traité d’adhésion à l’Union européenne a été signé officiellement à Athènes le 16 avril 2003 par les dix nouveaux pays membres, les électeurs lettons, réputés eurosceptiques, sont les derniers parmi les pays candidats à se prononcer par référendum pour avaliser ce processus, le 21 septembre 2003. La participation électorale, qui se révèle forte, atteint 72,53 p. 100, tandis que le « oui » recueille 67 p. 100 des suffrages. Alors que le Premier ministre Einars Repse, ne disposant plus de majorité au Parlement à la suite d’un conflit avec son vice-Premier
Vaira Vike-Freiberga
Vaira Vike-Freiberga
ministre au sujet d’affaires financières, est contraint de démissionner en février 2004, l’adhésion de la Lettonie à l’OTAN est effective le 29 mars 2004 et celle à l’Union européenne le 1er mai 2004. Indulis Emsis, issu de l’Union des fermiers et des verts (ZZS), prend la tête de la nouvelle coalition gouvernementale de centre-droit.

Le 13 juin 2004, les Lettons participent pour la première fois à l’élection du Parlement européen, où ils disposent de 9 sièges. Le parti de droite nationaliste, l’Union pour la patrie et la liberté (TB/LNNK), l’emporte largement avec 29,80 p. 100 des suffrages (4 sièges), tandis que le parti Nouvelle ère (JL) de l’ex-Premier ministre, Einars Repse, obtient 19,70 p. 100 des suffrages (2 sièges). En revanche, aucun des partis de la coalition au pouvoir n’obtient de député. Les 3 sièges restant sont obtenus par le parti russophone de gauche Pour les droits de l’homme dans une Lettonie unie (PCTVL), le Parti du peuple (TP) et Voie lettone (LC). Au lendemain du rejet par référendum en France et aux Pays-Bas du traité établissant une Constitution pour l’Europe, les parlementaires lettons l’approuvent par 71 voix sur 100 en juin 2005.

En décembre 2004, quelques jours après le sommet de l’OTAN à Riga (28-29 novembre 2004), Aigars Kalvitis (Parti du peuple, centre-droit) succède à Indulis Emsis au poste de Premier ministre. Diplômé en agriculture, ancien dirigeant du syndicat des producteurs laitiers, il a été ministre de l’Agriculture (1999) et ministre de l’Économie (2000-2002). Sa formation politique arrive en tête des élections législatives d’octobre 2006 (19,49 p. 100 des suffrages et 23 sièges), ce qui permet à Aigars Kalvitis d’être le premier chef de gouvernement, depuis l’indépendance en 1991, à être reconduit dans ses fonctions à l’issue d’un scrutin électoral. Les partis de la coalition gouvernementale sortante rassemblent en tout 44,77 p. 100 des voix et 51 sièges sur 100, soit la majorité absolue. Le Centre de l’harmonie, nouveau parti russophone de gauche, crée la surprise en obtenant 14,42 p. 10 des suffrages et 17 sièges. Aigars Kalvitis forme un nouveau gouvernement de coalition composé du Parti du peuple (TP), de l’Union des verts et des agriculteurs (ZZS), du parti Premier de Lettonie-Voie lettonne (LPP-LC) et de l’Union des conservateurs pour la patrie et la liberté (TB/LNNK), ce qui lui assure une majorité de 59 sièges au Parlement. "Lettonie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés

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