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L'Italie dans la crise de l'après guerre mondiale
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De 1918 à 1922, l’Italie est en proie à une crise grave. L’écroulement des Empires centraux, la révolution russe de 1917, la crise économique, aggravée par la « victoire mutilée » dénoncée par les nationalistes, poussent les Italiens vers les partis extrêmes. Les socialistes organisent des grèves et occupent des usines. Dans ce contexte, Benito Mussolini, qui a dû démissionner du Parti socialiste au début de la Grande Guerre pour une affaire de corruption, gravement blessé au combat en 1917, fonde, en mars 1919, les Faisceaux de combat italien, une organisation paramilitaire à l’origine du mouvement fasciste (voir Fascisme). Nationalistes et activistes d’extrême droite se regroupent autour de lui et affrontent socialistes et communistes ; le Parti national fasciste est créé en 1921. Rome, Bologne, Trieste, Gênes, Parme connaissent émeutes et combats de rue.

Le rappel de Giolitti au pouvoir ne suffit pas à calmer les esprits. Il ne parvient pas à former de majorité parlementaire stable car les deux partis les plus puissants de l’échiquier politique, les socialistes et le nouveau Parti populaire catholique, lui refusent leur soutien. Il quitte le pouvoir et est remplacé par Ivanoè Bonomi, puis par Luigi Facta. Le mouvement fasciste continue de se développer, soutenu financièrement par les propriétaires terriens qui craignent de voir leurs terres confisquées par les paysans, par la grande industrie qui redoute une victoire communiste en Italie, et par les catholiques conservateurs qui ont peur que le socialisme, le communisme et l’athéisme ne balaient l’ordre religieux.

Le 24 octobre 1922, Benito Mussolini, après avoir été élu au Parlement avec 24 autres fascistes, enhardi par l’appui de conservateurs et d’anciens militaires, réclame la direction du gouvernement pour son parti, menaçant d’employer la force. Le 28 octobre, les Chemises noires fascistes organisent la marche sur Rome. Le gouvernement veut résister, mais sans soutien, Facta démissionne. Le 30 octobre, Victor-Emmanuel III demande à Mussolini de former le nouveau gouvernement ; le 31 octobre, les fascistes entrent dans la capitale.

"Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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La marche sur Rome
La marche sur Rome. Encarta
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