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L'Italie et la 1ère guerre mondiale
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Giovanni Giolitti, plusieurs fois président du Conseil entre 1903 et 1914, entreprend la modernisation politique, sociale et économique du pays. Il est critiqué pour son ingérence dans le processus électoral et sa volonté de protectionnisme, mais les réformes entreprises sous son mandat fondent l’Italie moderne. Le repos hebdomadaire, la journée de huit heures, le droit de grève sont accordés aux travailleurs, le suffrage universel est institué en 1912. En outre, les catholiques cessent de s’opposer à la politique du gouvernement. Sur le plan économique, après une profonde récession et un clivage grandissant entre le Nord et le Sud, le début du XXe siècle se caractérise par une croissance due à la révolution industrielle, qui touche particulièrement le secteur des transports (l’entreprise Fiat est fondée à Turin en 1899).

Les premières lois pour favoriser le développement du Mezzogiorno sont votées à cette époque. Pourtant l’essor industriel n’empêche pas la pauvreté, les conflits sociaux et les grèves. En matière de politique étrangère, si l’Italie reste dans la Triplice, renouvelée en 1902, elle se rapproche aussi de la France.
L'Italie pendant la Grande Guerre
Quand la Première Guerre mondiale éclate en juillet 1914, le libéral Antonio Salandra remplace Giolitti depuis le 29 mars. L’Italie fait jouer une clause de la Triple-Alliance et déclare sa neutralité le 27 juillet. Puis, sous la pression des nationalistes et de l’intervention personnelle du roi, le pays ratifie le traité secret de Londres (26 avril 1915) avec les puissances alliées. Sur la promesse de compensations mal définies, l’Italie entre en guerre un mois plus tard.

L’armée italienne se bat essentiellement contre l’Autriche, sous la direction du généralissime Luigi Cadorna, peu regardant sur le sort de ses hommes. Le front se stabilise très vite sur l’Isonzo où les adversaires se livrent à des offensives stériles et coûteuses en vies humaines. Le pays s’épuise, le défaitisme gagne l’opinion. Le 24 octobre 1917, une violente offensive austro-allemande, à Caporetto (actuelle Slovénie), décapite la défense italienne. Les Italiens reculent, abandonnant Gorizia et le plateau de Karst pour reconstituer un front continu à l’abri du Piave. La situation est redressée avec l’aide de renforts français et britanniques. En 1918, les Italiens (avec le nouveau généralissime Armando Diaz) et leurs alliés passent même à l’attaque et remportent une victoire écrasante à Vittorio Veneto (24 octobre-4 novembre). L’armée italienne victorieuse occupe Udine, Trente et Trieste.

Le 3 novembre 1918, le gouvernement austro-hongrois et les Alliés signent un armistice. L’Italie sort de la guerre épuisée : 650 000 morts, 1 million de blessés, une économie ruinée, désorganisée. Les traités de paix vont accroître la déception italienne. En effet, l’Italie a acquis Trente, Trieste, l’Istrie et le Haut-Adige, mais la Dalmatie et Fiume (actuelle Rijeka), terres irrédentes promises imprudemment à Londres en 1915, lui échappent (voir Irrédentisme). Après une tentative d’annexion de Fiume, organisée par Gabriele D’Annunzio, chef de file des nationalistes, en septembre 1919, l’Italie et le royaume de Yougoslavie signent le traité de Rapallo en novembre 1920 : Fiume est déclarée État libre et l’Italie renonce à ses prétentions territoriales sur la Dalmatie. "Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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Giovanni Giolitti
Giovanni Giolitti. Encarta
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