Carnet Photographique la Malaisie
De l’indépendance du Honduras au début du XXe siècle
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Indépendant en 1838, le Honduras appartient, entre 1842 et 1844, à une confédération regroupant le Salvador et le Nicaragua, et fait de Francisco Morazán son premier président. Le Guatemala et d’autres pays voisins plus puissants exercent néanmoins une grande influence dans la politique du Honduras tout au long du XIXe siècle. De 1840 jusqu’aux années 1870, le pays est fréquemment dirigé par des dictatures conservatrices. Les élections ont peu de signification et les révolutions sont fréquentes.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, l’État est dominé par des dictateurs libéraux, comme Marcos A. Soto, en 1876. Ils commencent à mettre l’accent sur le développement économique du pays et sur le besoin d’augmenter les exportations. Le transfert de la capitale, de la conservatrice Comayagua vers la libérale Tegucigalpa, est la preuve du triomphe des libéraux et de la priorité faite à l’exploitation minière, que le gouvernement stimule en attirant les investissements étrangers. Vers la fin du XIXe siècle, les compagnies minières américaines jouent un rôle crucial dans la croissance économique du Honduras, qui demeure pourtant l’État le moins développé d’Amérique centrale.

Au cours du XXe siècle, l’importance croissante des plantations de bananiers met le pays sous la coupe des compagnies fruitières américaines telles que United, Standard et Cuyamel. La United Fruit Company achète Cuyamel en 1929 et fait du Honduras une « république bananière ». Même si elles contribuent peu au développement général du pays, les compagnies fruitières lui donnent une denrée d’exportation majeure, développent les zones portuaires des Caraïbes et font indirectement de San Pedro Sula une zone de population importante.

"Honduras" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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Francisco Morazán
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