Carnet Photographque : la roumanie
Histoire de l'Argentine : l’indépendance de l'Argentine (1816)
Carnet Photographique Argentine

Au début du XIXe siècle, comme leurs voisins d’Amérique du Sud, les Argentins cherchent à s’affranchir de la domination espagnole. L’attaque de Buenos Aires par les Britanniques, en juin 1806, joue un rôle déterminant : une armée de citoyens les expulse dès le mois d’août.

Au cours de la première étape de cette marche pour l’indépendance, en 1810, la population de Buenos Aires renverse le vice-roi. Par la suite, plusieurs victoires éclatantes sont remportées face aux armées d’invasion royalistes, notamment en 1812 et en 1813. Les régions libérées de la vice-royauté sont subdivisées en 14 provinces, en 1813.

Après plusieurs années de combats, les troupes espagnoles sont définitivement battues par Belgrano et José de San Martín. L’indépendance des Provinces unies d’Amérique du Sud (qui vont devenir les Provinces unies du Río de la Plata) est proclamée le 9 juillet 1816. Le nouvel État, libéré du joug espagnol, va pourtant plonger dans une nouvelle lutte, fratricide cette fois, entre fédéralistes et partisans de l’unité nationale.

Les habitants de Buenos Aires, les porteños, souhaitent l’instauration d’un gouvernement centralisé ; à l’opposé, les caudillos préfèrent un régime de type fédéral. Petit à petit, les heurts entre les deux factions s’amplifient pour finalement aboutir à une guerre civile, en 1819. La paix est rétablie en 1820, mais le problème central, à savoir la formation d’un gouvernement stable, demeure entier. Dans les années qui suivent, une situation d’anarchie, aggravée par la guerre contre le Brésil de 1825 à 1827, prédomine alors dans les Provinces unies.

En 1829, le général Juan Manuel de Rosas, un riche caudillo, s’impose comme gouverneur de la province de Buenos Aires. Fort du soutien populaire, il étend son autorité aux Provinces unies, qui sont baptisées Confédération argentine. Tout en prêchant le fédéralisme, il impose, jusqu’en 1852, un régime dictatorial.

Rosas est renversé, en 1852, par un groupe révolutionnaire conduit par le général Justo Urquiza, ancien gouverneur de la province d’Entre Ríos, avec l’aide de l’Uruguay et du Brésil. En 1853, une constitution fédérale (toujours en vigueur) est adoptée et Urquiza devient le premier président de la République argentine.

Cependant, la province de Buenos Aires refuse de souscrire à la nouvelle Constitution et proclame son indépendance en 1854 ; sept ans plus tard, elle est au premier rang de la rébellion contre le gouvernement central. Conduits par le général Bartolomé Mitre, les rebelles infligent une défaite à l’armée nationale, en septembre, et le président de la République donne sa démission, le 5 novembre. En mai de l’année suivante, une convention nationale élit Mitre à la présidence et désigne la ville de Buenos Aires comme capitale nationale. C’est ainsi que la province de Buenos Aires, la plus riche et la plus peuplée de l’union, acquiert le contrôle temporaire du reste de la nation. En 1880, la ville de Buenos Aires est séparée de la province et devient alors district fédéral et capitale nationale.

Bataille de Monte Caseros
Bataille de Monte Caseros. Encarta
Sur le plan extérieur, l’Argentine participe à la guerre de la Triple-Alliance avec le Brésil et l’Uruguay, et doit faire face à des conflits de frontières avec ce dernier, de 1865 à 1870. "Argentine" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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