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Histoire du Venezuela
Carnet Photographique Venezuela

Le territoire de l’actuel Venezuela était à l’origine habité par plusieurs groupes indigènes, comprenant des Caraïbes, des Arawaks et des Cumanagatos. Christophe Colomb est le premier navigateur à atteindre cette région en 1498, lors de son troisième voyage ; les Espagnols commencent à coloniser les îles et les régions côtières, en 1520. La première colonie d’importance est celle de Caracas, en 1567. La région est nommée Venezuela (Petite Venise), sans doute en raison des maisons du littoral construites sur pilotis. Jusqu’à l’établissement du vice-royaume de la Nouvelle-Grenade en 1717, le territoire qui correspond aujourd’hui au territoire vénézuélien est divisé entre le vice-royaume du Pérou et l’Audiencia de Santo Domingo. Puis, en 1777, le pays est érigé en capitainerie générale et l’économie de la région se développe, fondée sur les exploitations de café, de cacao, de tabac et de coton, et sur le commerce de ces produits.

L’histoire de la guerre d’indépendance contre l’Espagne met en scène deux personnages essentiels : Simón Bolívar et Francisco de Miranda, qui prennent la tête des mouvements indépendantistes. La première insurrection débute en 1809, dirigée par le général Miranda, qui a combattu en Amérique aux côtés de Washington et en France pendant la Révolution. L’indépendance est officiellement proclamée le 5 juillet 1811, mais Miranda est battu et emprisonné jusqu’à sa mort dans une prison de Cadix. Bolívar reprend alors le flambeau. Des années d’affrontements s’ensuivent avant que les forces armées menées par Bolívar libèrent la Colombie en 1829 et fondent la République de Grande-Colombie (comprenant le Venezuela, l’Équateur, le Panamá et la Colombie). La victoire décisive de Carobobo, le 24 juin 1821, assure définitivement l’indépendance du pays.

Le Venezuela au 20ème siècle
Les débuts de l’histoire du Venezuela indépendant sont marqués par des révolutions et des contre-révolutions. De 1830 à 1848, le pouvoir est détenu par les conservateurs, avant de devenir une dictature sous la dynastie des Monagas. Le général José Antonio Páez gouverne pendant dix-huit ans, puis, de 1858 à 1870, le Venezuela est déchiré par une guerre civile.

De 1870 à 1888, Antonio Guzmán Blanco dirige le pays de manière autoritaire. Sa politique s’oriente vers une laïcisation de l’État et une modernisation de l’économie. À son gouvernement succèdent plusieurs dictatures militaires, dont celle de Cipriano Castro. En 1902, celui-ci s’oppose à la Grande-Bretagne et à l’Allemagne, qui bloquent les ports vénézuéliens en raison de dettes non remboursées par l’État vénézuélien. Le conflit est réglé par le tribunal de La Haye, qui tranche en faveur des Européens en 1904 ; en juillet 1907, le Venezuela s’acquitte de ses obligations. L’année suivante, Castro est déposé par le général Juan Vicente Gómez, qui conserve le pouvoir de 1908 à 1935. En 1922, sous son régime, débute l’exploitation des gisements de pétrole, découverts dès 1840, qui favorise l’essor économique du pays.

En 1945, après le renversement de la dictature du général Medina Angarita, Rómulo Betancourt, du parti de l’Action démocratique (AD), devient président du Venezuela et instaure un processus démocratique. Une nouvelle Constitution, promulguée en 1947, institue le suffrage universel par bulletin secret. Plus tard, la même année, après la première élection démocratique du Venezuela, l’écrivain

Cipriano Castro
Cipriano Castro. Encarta
Rómulo Gallegos est élu président ; mais il est renversé par une révolte de l’armée. "Venezuela" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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