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Histoire du Tibet : les origines
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Les commencements de l’histoire du Tibet sont mal connus. Il semble que le pays ait été divisé en principautés qui, à la fin du vie siècle, furent réunies sous l’autorité du roi Namri Songsten (570-619). Songtsen Gampo (610-649), son fils, poursuit l’œuvre d’unification du pays et introduit le bouddhisme, la nouvelle doctrine permettant notamment à la royauté de se défaire du carcan de la religion Bön qui restreignait ses pouvoirs. C’est à cette époque qu’est fondée Lhassa avec son plus ancien sanctuaire bouddhiste, le Jokhang. Le viie siècle est marqué par une politique d’expansion guerrière et jalonné d’affrontements avec les populations frontalières de l’Inde, du Népal et de la Chine.

Les origines du Tibet et le pouvoir mongol
Padmasambhava

C’est aussi l’époque où les caravanes empruntent la route de la Soie. En 763, sous le règne de Trisong Detsen (742-797), les forces tibétaines envahissent la Chine alors en proie à la rébellion d’An Lushan, et s’emparent, pour peu de temps, de la capitale Chang’an (l’actuelle Xi’an). Mais le nom de Trisong Detsen est aussi lié à celui du bouddhisme : c’est lui qui invite quelques-uns des plus grands maîtres bouddhistes indiens et chinois à enseigner la doctrine bouddhiste au Tibet. Parmi eux, Guru Rimpoche, le Précieux Maître Padmasambhava, venu de la vallée de Swat en Inde, qui est considéré comme le fondateur du bouddhisme tantrique tibétain.

Le royaume tibétain entre au ixe siècle dans une période obscure. L’unité du pays se désagrège. Le bouddhisme ne connaît un nouvel élan qu’au xie siècle avec l’arrivée de nouveaux missionnaires venus d’Inde, dont le célèbre Atisa (982-1054) du monastère de Nalanda. Cette « seconde fondation » a des conséquences sur l’état politique et religieux du pays. La féodalité et la théocratie tibétaine se mettent en place vers cette époque. En même temps que la noblesse, les monastères bénéficient d’une puissance accrue, tant sur le plan séculier que religieux. En 1240, des forces mongoles attaquent plusieurs monastères.

Padmasambhava

En 1247, le grand lama Sakyapa gagne la sympathie de l’empereur mongol Godan qui le désigne comme vice-roi chargé des affaires séculières du Tibet. Sous les auspices de Kubilaï Khan, converti au bouddhisme par les Sakyapa, l’administration de la région est réorganisée.

Le Tibet reprend son indépendance après la chute de la dynastie Yuan en 1368. Des monastères rivaux tentent alors de s’emparer du pouvoir détenu par les lamas qui occupent les fonctions de vice-rois. Un gouvernement séculier est restauré pendant une brève période au xve siècle. Le bouddhisme tibétain bénéficie d’un nouvel essor grâce aux mesures prises par le moine réformateur Tsong-kha-pa (1357-1419), qui fonde l’ordre religieux des Gelugpa, plus connu sous le nom de l’école des « bonnets jaunes » ou école des « hommes vertueux ». En 1578, le prince mongol Altan accorde au troisième abbé des Gelugpa le titre de dalaï-lama du khanat mongol, titre qui assoit son autorité religieuse.

Les décennies suivantes, royaumes, fiefs et monastères du Tibet se livrent une guérilla incessante. Vers 1642, l’alliance des Mongols et de la secte Gelugpa permet d’établir au Tibet un gouvernement théocratique, sous l’autorité des dalaï-lamas, qui subsistera jusqu’en 1959. Le cinquième dalaï-lama (1617-1682), grand érudit, homme politique au talent d’administrateur, rétablit la paix et l’unité. Il fait restaurer et construire de nombreux temples et commence l’édification du palais du Potala.

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