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Histoire de Saint-Tropez
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À l'origine comptoir commercial grec, la ville adopte le nom d'un soldat romain devenu martyr chrétien au Ier siècle apr. J.-C.

Celui-ci, appelé en réalité Torpes, est décapité sur ordre de l'empereur Néron pour s'être converti au christianisme. Mis dans une barque avec un coq et un chien afin qu’ils le dévorent, son corps est livré aux flots. La barque aurait finalement abordé à l'emplacement actuel de la ville sans que les deux animaux aient touché au corps du supplicié.

En dépit de ce que laisse entendre cette légende, c’est entre les XVe et XVIIe siècles qu’a lieu le véritable développement de la ville, lorsque le grand sénéchal de Provence accepte, en 1470, l'installation de soixante familles génoises dans la cité abandonnée depuis le XIVe siècle, à la suite des grandes épidémies qui en avaient décimé la population. Les nouveaux installés relèvent très vite la ville en échange de franchises fiscales et politiques.

En 1637, la population tropézienne s'illustre dans la défense de la côte menacée par vingt-deux galères espagnoles, qui prennent la fuite après avoir inutilement tenté de faire la conquête du port et d'enlever quatre navires du roi de France. Jusqu'au XIXe siècle, Saint-Tropez reste une petite ville de pêche. C'est Maupassant qui en découvre le charme et contribue ainsi à l'ouvrir au tourisme.

La cité commence à connaître la notoriété durant l'entre-deux-guerres. Mais, lors de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Tropez et son front de mer sont très endommagés. Les occupants allemands font sauter le quai en août 1944, essayant vainement d'empêcher les Alliés de débarquer et de libérer la ville.

Saint-Tropez
Saint-Tropez. Encarta
Après-guerre, les habitations situées le long du quai sont reconstruites à l'identique. Dans les années 1950, la ville a acquis une renommée considérable grâce à la fréquentation du gotha des lettres et du septième art. Encarta
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