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Histoire du Nicaragua : De la colonisation à la domination américaine
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Avant l’arrivée des Européens, le peuplement du territoire actuel du Nicaragua est composé de deux grands groupes linguistiques, l’un d’origine nahualt, l’autre d’origine macrochibcha, venus du Mexique. Les Miskito, les Sumu et les Rama sont les descendants des anciens groupes macrochibchas.

Les premiers colons espagnols conduits par Gil Gonzáles Dávila pénètrent au Nicaragua vers 1520 et le pays est rattaché à la capitainerie générale du Guatemala en 1523 par le conquistador Francisco Fernández de Córdoba. La domination espagnole reste néanmoins limitée à la côte pacifique.

Ils y fondent Granada en 1524 et León en 1525, qui devient la capitale de la colonie espagnole. Les premiers esclaves noirs sont introduits dès 1542 et se mélangent à la population indienne. La côte atlantique est sous le contrôle des Anglais à partir de 1655. Les premières insurrections contre la Couronne espagnole éclatent au début du XIXe siècle dans les villes de la côte pacifique. L’indépendance est proclamée en 1821 et, en 1823, le Nicaragua devient membre de la République fédérale de Centre-Amérique.

Mais cette fédération centraméricaine se disloque dès 1838 ; le Nicaragua fait alors sécession pour devenir une république indépendante et proclame sa propre Constitution. Idéale pour la construction d’un canal reliant l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, la position du Nicaragua attise les ambitions des Britanniques qui établissent un protectorat sur la côte des Mosquitos, entre 1845 et 1894, et des Américains.

Au cours des années qui suivent l’indépendance, les gouvernements libéraux et conservateurs alternent au pouvoir sur fond de guerre civile à partir de 1854. En 1855, William Walker, un aventurier américain à qui les libéraux avaient demandé son soutien, envahit le pays à la tête d’une armée de mercenaires et s’autoproclame président.

Il tente de mettre en place un État esclavagiste sur le modèle de la Confédération nord-américaine, mais tous s’unissent contre lui et il est expulsé en 1857. Les présidents conservateurs se succèdent de 1858 à 1893 à la tête du pays. En 1893, les libéraux reprennent le pouvoir grâce au général José Santos Zelaya, sous le mandat duquel une armée nationale est fondée et la monoculture caféière prend son essor.

En 1901, les Américains inaugurent la politique du big stick (« gros bâton ») définie par le président Theodore Roosevelt contre le Nicaragua. Profitant des rivalités entre les factions libérales et conservatrices, les États-Unis interviennent de plus en plus dans la vie du pays et, en 1909, un coup d’État soutenu par Washington redonne le pouvoir aux conservateurs. À partir de 1912, le Nicaragua tombe sous la dépendance des États-Unis qui y stationnent des troupes et imposent par le traité Bryan-Chamorro (1913) de contrôler les douanes et les chemins de fer et obtiennent le droit d’exploiter une base navale dans le golfe de Fonseca. Cette disposition suscite l’indignation des pays riverains qui n’ont pas été consultés. En 1926, la guerre civile reprend au Nicaragua. Les Américains interviennent à nouveau en 1929, soutenant les conservateurs contre la guérilla nationaliste d’Augusto Sandino qui bénéficie alors du soutien du Mexique. Héros national, il fédère tous les opposants à la présence américaine. Le retrait des États-Unis en 1933 laisse le pays à la merci du général Anastasio Somoza appuyé par la garde nationale.

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Gil Gonzáles Dávila
Gil Gonzáles Dávila
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