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Histoire de Mulhouse
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Fondée au IXe siècle, Mulhouse reçut de Rodolphe de Habsbourg le statut de ville libre en 1308. Intégrée à la Décapole, la ville devint au XVIe siècle une alliée perpétuelle de la Confédération suisse. En 1798, elle fut rattachée à la France après un vote de ses habitants. Après la guerre franco-allemande de 1870, Mulhouse fut sous l’autorité allemande jusqu’en 1918, avant d’être restituée à la France aux termes du traité de Versailles. De nouveau occupée par l’armée allemande au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle fut libérée en novembre 1944 par la Ire armée commandée par de Lattre.

À l'écart des axes de communication, le site de Mulhouse est une butte de lœss insubmersible, forte d'un moulin (mul, qui a donné son nom à la ville) et de terres viticoles abbatiales. Le bourg devient la propriété de l'évêque de Strasbourg (1033) et l'empereur Frédéric II Hohenstaufen y autorise un Conseil en 1233. Ville libre impériale en 1273, Mulhouse entre dans la Décapole en 1354. Entourée de campagnes aux mains des Habsbourg, Mulhouse signe un pacte d'alliance avec Bâle (1506). Les relations avec les cantons helvétiques favorisent l'introduction de la Réforme (1523). La ville reste une enclave suisse en France après les traités de Westphalie (1648). En 1746, la ville devient industrielle lorsque de jeunes bourgeois (Jean-Henri Dollfus, Jean-Jacques Schmaltzer, Samuel Kœchlin et Jean-Jacques Feer) lancent l'indiennage, c'est-à-dire l'impression de cotonnades à la planche.

L'industrie textile (tissage, filature) se développe et les « pères fondateurs » sont à l'origine de la société D.M.C. (Dollfus Mieg et Cie) en 1800. Lors de la Révolution française, le blocus économique conduit les Mulhousiens à s'unir à la France (1798). À partir du textile, la « ville aux cent cheminées » se diversifie vers la chimie et les constructions mécaniques. Entre 1839 (première ligne entre Mulhouse et Thann) et 1850, le chemin de fer transforme Mulhouse en carrefour. Dès 1826, les grandes familles protestantes animent la Société industrielle de Mulhouse. Elles créent un modèle social reposant sur le paternalisme (cité-jardin de la Cité). À partir de 1871, la ville subit les chocs successifs des changements de nationalité. Le gouvernement impérial allemand, méfiant envers une ville francophile et ouvrière, fait construire de nombreuses casernes. Le patronat mulhousien transfère ses investissements vers la France, autant par patriotisme que par opportunisme économique ; toutefois, de nouvelles activités émergent, comme l'électromécanique avec Clemessy (1908) et l'aviation avec l'Aviatik (1911).
Immeuble à Mulhouse
Mulhouse. Encarta

Après le retour à la France en 1918, dont on attendait beaucoup, la croissance, démographique et économique, reste faible. En juin 1940, la ville est occupée ; elle sera libérée par la Ire armée française (De Lattre de Tassigny) le 21 novembre 1944. L'expansion démographique reprend après la guerre ; sont alors construits des immeubles collectifs (cité Wagner, quartier Brossolette à Bourtzwiller) puis la Z.U.P. des Coteaux (1958). Mais le modèle industriel est à bout de souffle. Le maire fait raser des friches industrielles (la Dentsche) et construire la Tour de l'Europe (François Spoerry, 1972), le plus haut bâtiment de la ville. En 1962, le groupe Peugeot s'installe dans la forêt de la Hardt : l'usine Indenor, qui fabriquait des boîtes de vitesses, est devenue l'usine Peugeot-Citroën, forte de 13 000 salariés en 2004. Encyclopedia Universalis

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