Carnet Photographique : le Canada
Histoire de l'ïle Maurice
Carnet Photographique Maurice

Bien que peuplée depuis moins de quatre cents ans, Maurice a probablement été visitée par les Arabes avant le Xe siècle, par les Malais au début du XVe siècle et par les Portugais au début du XVIe siècle. Elle est encore déserte lorsque les Hollandais la baptisent Mauricius, en 1598, en l’honneur de Maurice de Nassau, alors stathouder des Pays-Bas. Ils y établissent quelques colonies au cours du XVIIe siècle, mais abandonnent l’île en 1710. Cinq ans plus tard, les Français en prennent possession et la renomment « îsle de France ».

Conquise par les Britanniques en 1810, au cours des guerres napoléoniennes, puis cédée officiellement au Royaume-Uni en 1814, l’île reprend le nom de Maurice. Pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre faisant suite à l’abolition de l’esclavage dans l’Empire britannique (1835), les planteurs sont autorisés à faire venir d’Inde des travailleurs sous contrat (environ 450 000 au total), puis l’immigration demeure essentiellement indienne.

Économiquement fragile en raison de sa dépendance vis-à-vis des importations de riz, l’île connaît, après 1945, une poussée de contestation politique amorcée par les milieux syndicaux. Après avoir obtenu un statut d’autonomie en 1965, les 2 000 habitants de l'île de Diego Garcia dans l'archipel des Chagos sont expulsés vers l'île Maurice, et Diego Garcia devient une base militaire britannique que la Grande-Bretagne loue depuis 1971 aux États-Unis. Maurice accède à l’indépendance le 12 mars 1968, dans le cadre du Commonwealth, et est gouvernée pendant quatorze ans par le chef du Parti travailliste, sir Seewoosagur Ramgoolam. L’opposition de gauche, dominée par le Mouvement militant mauricien (MMM) dirigé par Paul Bérenger, se renforce au cours des années 1970 et prend le pouvoir en 1982 sous la conduite d’Aneerood Jugnauth.

Devenu Premier ministre, celui-ci fonde dès l’année suivante un nouveau parti, le Mouvement socialiste mauricien (MSM). Allié au Parti travailliste (PT), le MSM sort vainqueur des élections législatives organisées en août 1983 à la suite de la dissolution de l’Assemblée. La coalition de Jugnauth est réélue en 1987, puis en 1991.

L’année suivante, l’île devient une république et l’ancien gouverneur général, Veerasamy Ringadoo, assure la présidence jusqu’à l’élection à cette fonction, le 30 juin 1992, de Cassam Uteem, avec Jugnauth pour Premier ministre. Mais le Parti travailliste rompt avec le MSM et s’allie au MMM de Paul Bérenger avec lequel il remporte les élections législatives de décembre 1995. Navin Ramgoolam, fils de S. Ramgoolam, devient alors Premier ministre. Cependant, à la suite de tensions au sein de la coalition, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Paul Bérenger (MMM) est limogé en juin 1997.

Resté seul au pouvoir, le Parti travailliste, majoritaire, doit faire face à une situation économique difficile, marquée par les mauvais résultats de la production agricole, en partie compensés par le développement du tourisme. Victorieuse lors des élections législatives de septembre 2001, la coalition MSM/MMM revient au pouvoir. Aneerood Jugnauth redevient Premier ministre et Paul Bérenger vice-Premier ministre. Alors que la situation économique s’améliore, Maurice remporte un succès diplomatique en devenant membre temporaire du Conseil de sécurité à la fin 2000, grâce au soutien des États-Unis qui cherchent à évincer le Soudan.

Danse créole à Maurice
Danse créole à Maurice Encarta
En février 2002, le président Cassam Uteem, dont la fonction est essentiellement honorifique, démissionne après avoir refusé de promulguer une loi controversée destinée à réprimer le terrorisme. "Maurice" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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