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Histoire de la Jamaique
Carnet Photographique Jamaique

La Jamaïque portait le nom de Xaymaca (« Pays des sources ») que lui avaient donné les Indiens Arawaks lorsqu'elle fut découverte par Christophe Colomb en 1494. Les Espagnols en font une colonie, du nom de Santiago (1509), et la majorité des Indiens sont décimés par les mauvais traitements et les maladies. En 1655, la marine britannique s'empare de l'île, qui devient officiellement colonie britannique en 1670. Les colons anglais y introduisent des esclaves venus d'Afrique et développent l'exploitation de la canne à sucre et la culture du cacao. La Jamaïque devient ainsi l'une des principales plaques tournantes de la traite et compte 300 000 esclaves noirs à la fin du XVIIIe siècle.

Après l'abolition de l'esclavage, en 1833, les affranchis quittent les plantations pour s'établir sur des terres inoccupées de l'intérieur du pays, ruinant l'économie fondée sur les grandes exploitations de canne à sucre. L'économie reste cependant dominée par une minorité de planteurs blancs et la population noire commence à se rebeller contre les mesures discriminatoires dont elle est l'objet.

Une rébellion éclate à Morant Bay en 1865, suivie par un mouvement de révolte qui s'étend à tout le pays et n’est définitivement maîtrisé par les autorités qu'en 1884. L'île connaît ensuite une période de relative stabilité pendant laquelle s'implantent de grandes compagnies étrangères (United Fruit). Défendue par le syndicaliste Alexander Bustamante et Norman Washington Manley, d'abord alliés puis adversaires politiques, l'idée de l'indépendance est relancée par l'octroi d'une nouvelle Constitution (1953). Manley accède au poste de Premier ministre en 1955. Après avoir fait partie de l'éphémère fédération des Indes-Occidentales (1958-1962), la Jamaïque obtient son indépendance, dans le cadre du Commonwealth, le 6 août 1962. Des élections suivent, qui sont remportées par le Jamaica Labour Party, dirigé par Alexander Bustamante. Celui-ci est Premier ministre, jusqu'à son remplacement, en 1967, par Hugh Lawson Shearer.

En 1972, le People's National Party, emmené par le dirigeant syndical Michael Manley, fils de Norman Washington Manley, remporte les élections et mène une politique prônant un « socialisme démocratique » ouvertement favorable au régime castriste. Devant l'aggravation de la situation économique, il perd les élections de 1980 au profit d'Edward Seaga, qui dirige alors le Jamaica Labour Party. Celui-ci renforce les liens avec les États-Unis et s'efforce d'attirer les capitaux étrangers dans le pays. Cependant, les effets de sa très impopulaire politique de rigueur sont réduits par la baisse des cours de la bauxite. En 1989, le PNP gagne les élections législatives, portant une nouvelle fois Michael Manley au pouvoir. Percival J. Patterson lui succède en mars 1992 et en décembre 1997, malgré une situation économique médiocre, il remporte pour la troisième fois consécutive les élections législatives.

Percival James Patterson
Percival James Patterson
Sa victoire est due en grande partie aux dissensions qui agitent le parti d’Edward Seaga. Le chef du gouvernement s’est engagé à faire de la Jamaïque une république, à lutter conjointement avec les États-Unis contre le trafic de drogue et à dynamiser l’économie. "Jamaique" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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