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Histoire des Comores : de l’islamisation à l’arrivée des Européens
Carnet Photographique Comores

Peuplées, selon la tradition, d’Antalaotres, une population née des contacts entre les populations locales et les immigrants d'Arabie et d'Orient, les Comores sont islamisées à partir du XIIe siècle par les Arabes, qui donnent leur nom aux îles (en arabe, Jazayr al-Qamar, les îles de la Lune).

L’archipel est intégré au commerce swahili entre la côte orientale de l’Afrique, le Proche-Orient et l’Orient, plus lointain. Au XVIe siècle, des Perses de Chiraz, établis à Zanzibar, à Kilwa et sur la côte africaine, s’installent aux Comores, où ils nouent des alliances avec les chefs locaux, formant des clans qui deviennent peu à peu des sultanats.

Dans le même temps, les premiers Européens, d’abord des Portugais, accostent dans l’archipel, certains d’entre eux entrant comme pirates au service des sultans, qui ne cessent de batailler entre eux et dont les territoires sont exposés aux raids des pirates malgaches. L’île d'Anjouan finit par s’assurer la prééminence sur l’archipel, où le pouvoir se trouve parfois aux mains de sultans.

Au début du XVIIIe siècle, ces « îles des sultans batailleurs » prennent à leur service des pirates européens chassés de la mer des Antilles, ouvrant ainsi leur territoire à l’influence de mercenaires et d’aventuriers qui ne cessent de s’impliquer dans la politique locale. Les pirates malgaches dévastent Anjouan en 1790. En 1843, les Français achètent Mayotte au sultan local. Un protectorat est mis en place, élargi en 1885-1886 aux trois autres îles. L’accaparement des meilleures terres par les Européens provoque de grandes insurrections comme en 1889 à Anjouan et en 1902 à Mohéli.

Paysage côtier (Grande-Comore)
Paysage côtier (Grande-Comore). Encarta
Ayant accédé à l’autonomie interne en 1961, les Comoriens sont invités à décider de leur destinée lors d’un référendum organisé île par île en 1974. La majorité vote pour l’indépendance, à l’exception des habitants de Mayotte, où l’influence française, plus ancienne, est la plus marquée.
L’année suivante, Ahmed Abdallah, président du Conseil de gouvernement depuis 1970, déclare unilatéralement l’indépendance, revendiquant Mayotte comme faisant partie du territoire comorien ; lors d’un second référendum en 1976, cependant, Mayotte choisit de rester sous la souveraineté de la France et devient une collectivité territoriale française. "Comores" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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