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La présidence d’Hafez al-Assad en Syrie
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En novembre 1970, le général Hafez al-Assad chasse du pouvoir les extrémistes du Baas, puis accède à la présidence de la République en mars 1971. Dans le gouvernement formé en décembre 1972, les baasistes détiennent cependant toujours plus de la moitié des postes. La libéralisation progressive de l’économie est engagée, tandis que le nouveau régime, consacré par la Constitution de 1973, tente de rompre l’isolement diplomatique du pays.

 

Durant la guerre du Kippour, en octobre 1973, les troupes syriennes attaquent Israël par surprise. Les combats se déroulent sur les hauteurs du Golan, alors que les Égyptiens lancent une offensive le long du canal de Suez. La troisième guerre israélo-arabe, qui se solde par une nouvelle victoire d’Israël, a un coût très élevé pour la Syrie qui perd l’essentiel de ses infrastructures industrielles.

Grâce à la médiation du secrétaire d’État américain Henry Kissinger, la Syrie et Israël signent en mai 1974 un traité de désengagement qui prévoit la création d’une zone neutre contrôlée par les forces des Nations unies et l’échange des prisonniers de guerre. En juin, la Syrie et les États-Unis rétablissent leurs relations diplomatiques, rompues en 1967.

Quand, à partir de 1975, l’Égypte cherche à conclure une paix séparée avec Israël, la Syrie se réconcilie avec la Jordanie. L’année suivante, l’armée syrienne intervient au Liban, déchiré par la guerre civile ; elle ne quittera pas le pays, nouant des alliances successives avec les différentes parties en présence. Les forces syriennes et israéliennes s’affrontent notamment en 1982, lors de l’invasion israélienne du Liban.

À l’intérieur, le régime laïc d’Hafez al-Assad doit faire face, à partir de 1973, à une agitation islamiste de plus en plus vive. En 1982, l’armée syrienne intervient pour réprimer une révolte islamiste menée par le mouvement des Frères musulmans. Hama, quatrième ville du pays, est en grande partie détruite et la répression coûte la vie à une dizaine de milliers de personnes.

En raison de la rivalité entre les deux partis Baas au pouvoir à Damas et à Bagdad, la Syrie est l’un des rares pays du Proche-Orient à soutenir Téhéran dans la guerre Iran-Irak. Mais la préoccupation essentielle d’Hafez al-Assad demeure le Liban. En 1985, la Syrie a obtenu le retrait israélien de la plus grande partie du Liban ; en février 1987, elle dépêche 7 000 hommes en renfort dans le secteur musulman de Beyrouth pour rétablir l’ordre, et opère la réunification de la capitale libanaise. Les accords de Taef, en 1989, consacrent la tutelle exercée de fait par la Syrie au Liban. En mai 1991, le gouvernement syrien et le gouvernement libanais signent un traité d’amitié et de coopération précisant que leurs deux pays appartiennent à une même nation.

"Syrie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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Hafez al-Assad
Hafez al-Assad. Encarta
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