Carnet Photographique : le Canada
Histoire de l'Italie : Garibaldi, Cavour et l’unité italienne
Carnet Photographique Italie

Le royaume de Piémont-Sardaigne, indépendant depuis 1849, représente l’espoir des patriotes italiens. Victor-Emmanuel II, demeuré fidèle à la Constitution libérale de monarchie constitutionnelle promulguée par son père, laisse rentrer dans son royaume les réfugiés politiques. En 1849, Massimo D’Azeglio forme le premier gouvernement du Piémont ; en 1852, Cavour devient président du Conseil et ministre des Finances, décidé à faire valoir les droits de son pays. Diplomate lucide, il a deviné que l’unité italienne ne pourrait se faire sans l’appui des grandes puissances. Il engage alors son pays dans la guerre de Crimée, aux côtés de la Grande-Bretagne et de la France.

Dès le traité de Paris, en 1856, en soulevant la question italienne, Cavour peut réclamer l’application du principe des nationalités, avec le soutien de l’empereur des Français, Napoléon III. Puis, le 21 juillet 1858, lors de l’entrevue de Plombières, l’empereur et le président du Conseil ébauchent une alliance franco-sarde et un plan de partage de l’Italie.

La guerre éclate en 1859, les deux alliés remportent les sanglantes batailles de Magenta (4 juin) et de Solférino (24 juin) qui contraignent les Autrichiens à quitter la Lombardie (voir campagne d'Italie). Cependant, la crainte d’une intervention prussienne et les importantes pertes en hommes amènent Napoléon III à arrêter la campagne. Il signe même, sans en référer à Cavour, les préliminaires de paix de Villafranca avec François-Joseph, l’empereur d’Autriche-Hongrie. Le Piémont reçoit néanmoins la Lombardie.

En 1860, l’unification est en marche. La Toscane, Parme et Modène renversent leurs souverains et plébiscitent leur annexion au Piémont-Sardaigne. En mars 1860, la France reçoit Nice et la Savoie en échange de son aide (traité de Turin). Au mois d’avril, Palerme se révolte contre François II, roi des Deux-Siciles, qui signe sa reddition à Gaète. En mai, Garibaldi reçoit le soutien officieux de Cavour et l’aide des Siciliens ; il lance depuis Gênes l’expédition des Mille. Aidé de 1 000 « Chemises rouges », il contrôle toute la Sicile et entre à Naples le 7 septembre. L’Ombrie et les Marches votent leur rattachement à l’Italie qui se forme ; le 5 novembre, le royaume de Naples fait de même. Rien ne s’oppose à ce que Victor-Emmanuel II soit désigné roi d’Italie. L’étau se resserre sur Rome et sur le pape, placé sous la protection des Français.

"Italie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
http://fr.encarta.msn.com © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Giuseppe Garibaldi
Giuseppe Garibaldi. Encarta