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Histoire de l'Argentine : Fernando De la Rúa président de l'Argentine (1999-2001)
Carnet Photographique Argentine

Au niveau international, le Royaume-Uni lève l’embargo, décrété en décembre 1998, sur les ventes d’armes à l’Argentine. Cependant, la situation économique et sociale, après les années de « miracle argentin » se dégrade sérieusement. L’Argentine est en effet sérieusement touchée par la crise financière internationale, notamment celle du Brésil, son premier partenaire commercial au sein du Mercosur, contraint de dévaluer sa monnaie. Un nouveau programme d’austérité est lancé en avril 1999 en accord avec le FMI.

Confronté à une aggravation de la crise financière malgré une aide massive de 40 milliards de dollars des organisations internationales dont le FMI, le gouvernement présente en janvier 2001 un plan d’austérité, qui, rejeté par les députés, entraîne la démission de plusieurs ministres et l’éclatement de la coalition au pouvoir. La valeur du peso étant calée sur celle du dollar par un système de parité fixe, la compétitivité de l’économie argentine s’affaiblit sans qu’il soit possible d’ajuster le taux de change pour rompre ce processus. La situation paraissant sans issue et le pouvoir étant extrêmement fragilisé, Fernando de la Rúa décide de nommer, en mars 2001, aux fonctions de ministre de l’Économie, l’instigateur de cette « loi de convertibilité » adoptée en 1991 pour mettre un frein à l’inflation, Domingo Cavallo.

Lançant un plan de compétitivité, celui-ci envisage d’étendre la parité peso-dollar à l’euro, tout en réduisant les dépenses publiques, afin de rassurer les investisseurs sur la capacité de l’Argentine à rembourser sa dette extérieure très élevée.

Mais l’Argentine, cinquième pays exportateur mondial de viande, est touchée en 2001 par l’épizootie de fièvre aphteuse, qui fragilise considérablement ce secteur important de l’économie du pays.

Dans un contexte économique toujours plus dégradé, la politique du « déficit fiscal zéro » du ministre de l’Économie suscite à partir du mois de juillet 2001 une vive opposition de la population. Elle s’exprime au mois d’octobre lors des élections législatives et sénatoriales. L’Alliance, la coalition de centre gauche au pouvoir, perd la majorité au Sénat et à l’Assemblée fédérale au profit du parti péroniste, le Parti justicialiste. En outre, le vote-sanction atteint une ampleur inédite. Dans un pays où le vote est obligatoire, les votes blancs ou nuls atteignent près de 21 %. Le président Fernando De la Rúa affirme toutefois qu’il entend maintenir le cap des réformes économiques, mais il doit désormais gouverner dans le cadre d’une cohabitation avec les péronistes.

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Fernando De la Rúa président argentin
Fernando De la Rúa. Encarta
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