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Histoire de l'Estonie : L’Estonie soviétique et son indépendance en 1991
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En juin 1940, en application du pacte germano-soviétique, les forces soviétiques occupent l’Estonie et les autres États baltes, la Lettonie et la Lituanie. Des élections au cours desquelles seuls les candidats soutenus par les Soviétiques peuvent se présenter sont organisées. L’Estonie devient une république de l’URSS le 6 août 1940. En juin 1941, la Wehrmacht envahit le territoire estonien ; l’occupation militaire allemande ne prend fin qu’en septembre 1944, avec le retour des troupes soviétiques. Plus de 60 000 Estoniens s’enfuient en Suède ou en Allemagne pour échapper au retour du pouvoir communiste qui dirige le pays pendant quarante-cinq ans. Le russe devient langue officielle et un important flux migratoire entre la Russie et l’Estonie se met en place. De nombreux Estoniens sont déportés en Sibérie.

Avec la Lettonie et la Lituanie, l’Estonie est l’une des premières républiques soviétiques à évoluer vers l’indépendance à la fin des années 1980, encouragée par les réformes politiques qu’impulse Mikhaïl Gorbatchev au même moment en URSS. En novembre 1988, le Soviet suprême estonien proclame la souveraineté du pays. L’estonien redevient la langue officielle l’année suivante. Mais la montée en puissance des mouvements nationalistes suscite à partir de 1990 une vive opposition de la part de l’État soviétique. En mars 1991, un référendum sur l’indépendance organisé par les nationalistes obtient 75 p. 100 de votes favorables, mais celle-ci ne devient effective qu’au mois de septembre suivant après l’échec du putsch contre Mikhaïl Gorbatchev (août 1991) et peu avant l’effondrement de l’URSS (décembre 1991). L’Estonie, à l’instar des autres républiques baltes, est aussitôt admise à siéger à l’Organisation des Nations unies (ONU).

Une nouvelle Constitution, démocratique, est adoptée en juin 1992. Au mois d’octobre suivant, Lennart Meri, ancien ministre des Affaires étrangères, favorable à une libéralisation rapide de l’économie, est élu par le Parlement à la présidence de la République. L’Estonie devient membre du Conseil de l’Europe en 1993. En février 1994, elle signe l’accord de partenariat pour la paix, coopération militaire limitée avec l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). En application des accords d’indépendance et de cet accord de partenariat, les forces armées russes retirent leurs dernières troupes stationnées dans le pays en août 1994. Mais la frontière orientale demeure un sujet de discorde entre l’Estonie et la Russie. Les Estoniens demandent la restitution de 5 p. 100 de leur territoire annexé par la république socialiste soviétique de Russie (RSS) en 1945, avant de se résigner ultérieurement à ne pas les récupérer.

En avril 1995, l’Estonie signe un accord d’association avec l’Union européenne (UE), marquant ainsi son souhait d’intégrer le plus rapidement possible l’organisation communautaire.

Les élections générales de mars 1995 donnent la victoire à l’alliance de centre gauche unissant l’Union pour la patrie avec l’Union du peuple rural et le Parti du centre. Le gouvernement ultra-libéral sortant est rejeté dans l’opposition par les Estoniens qui considèrent que la transition économique se fait à trop vive allure. Tiit Vähi, chef du gouvernement en 1992, succède à Andres Tarand au poste de Premier ministre. Lennart Mari est réélu président de la République en septembre 1996. En mars 1997, le Premier ministre Tiit Vähi est remplacé par Mart Siiman, qui accentue les réformes libérales. Les résultats économiques sont spectaculaires — croissance positive à compter de 1995, chute de l’inflation et augmentation du salaire minimum de 25 p. 100. "Estonie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés

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