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Economie de Roumanie
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En 1949, la Roumanie adopte une économie de type socialiste, sur le modèle soviétique, fondée sur le collectivisme, le dirigisme, le centralisme et la planification (voir économie centralisée). L’économie, jusqu’alors essentiellement agricole et peu industrialisée, connaît une véritable métamorphose. La quasi-totalité des moyens de production (exploitations agricoles, industries, mines), les transports, les banques et les commerces sont nationalisés. Une série de plans quinquennaux fixent les objectifs en matière de production agricole et industrielle, ainsi que la mise en place des grandes infrastructures. La collectivisation des terres s’accompagne de l’instauration d’un système de fermes d’État et de coopératives.

La Roumanie mène une politique d’industrialisation rapide. Conformément au modèle socialiste, les industries lourdes (extractions minières, métallurgie de base, biens d’équipement) sont privilégiées au détriment de l’agriculture. Les années 1960 bénéficient d’une période de croissance rapide. L’industrie acquiert en peu de temps une place dominante dans l’économie roumaine, mais demeure sous-productive et très polluante. La priorité donnée à l’industrie lourde entraîne une pénurie chronique en biens de consommation et une dégradation de l’environnement. L’agriculture est, quant à elle, négligée. À partir de 1975, l’économie roumaine entre dans une crise profonde. Dans les années 1980, les pénuries alimentaires se généralisent.

Après la chute de Ceauşescu en décembre 1989, et la fin du système socialiste, tous les secteurs de l’économie sont profondément modifiés. La consommation intérieure et les exportations s’effondrent. D’importantes réformes économiques (privatisation des entreprises publiques, libéralisation des prix, dévaluation de 75 p. 100 de la monnaie) sont entreprises à partir de 1990. Le pays connaît une inflation galopante (256 p. 100 en 1993) et une forte augmentation du chômage (10,9 p. 100 en 1994). Entre 1989 et 1993, l’économie roumaine subit une grave récession, avec un taux de croissance annuelle négatif (- 6,5 p. 100). En mai 1994, le Fonds monétaire international (FMI) accorde à la Roumanie un prêt de 700 millions de dollars en échange de son engagement à abaisser le taux d’inflation. La crise de transition vers une économie de marché de type libéral se révèle particulièrement durable et profonde, la montée des prix et du chômage s’accompagnant de grèves et de troubles sociaux.

Une ferme de Roumanie
Une ferme Roumanie. Encarta
Toutefois, en 1994, les indicateurs économiques enregistrent une amélioration de la situation, illustrée par une croissance redevenue positive (1 p. 100), un net ralentissement de l’inflation (70 p. 100) et une forte augmentation des exportations. Ce début de reprise économique se confirme au début des années 2000. En 2006, le produit intérieur brut (PIB) s’élève à 121,6 milliards de dollars. Si le taux de croissance de la Roumanie est négatif sur la période 1990-2000 (- 0,70 p. 100), il dépasse 5 p. 100 en 2001, attestant des résultats des réformes engagées. À partir de 2002, la perspective d’une intégration possible à l’Union européenne en 2007 stimule les réformes économiques et la lutte contre la corruption, tandis que les investissements étrangers atteignent le chiffre record de 7 milliards d’euros en 2005. La Roumanie devient membre de l’Union européenne en même temps que la Bulgarie le 1er janvier 2007. La Commission européenne met à disposition de la Roumanie 32 milliards d’euros jusqu’en 2013. "Roumanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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