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Economie d'Orléans
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Située dans l’aire d’attraction de l’agglomération parisienne, à 115 km de la capitale, Orléans est un important centre industriel diversifié (activités chimiques, électriques et électroniques notamment). La ville compte également des activités dans le secteur de l’agroalimentaire (blé, primeurs, vins) ; pépiniéristes et horticulteurs en ont fait l’un des centres du « jardin de la France ». Encarta

Aujourd'hui cependant, la proximité parisienne joue de nouveau en sa faveur. L'étalement du système métropolitain parisien intègre Orléans dans ses dynamiques. La décentralisation industrielle s'est caractérisée à la fois par le transfert d'activités productives, diversifiant et modernisant le tissu industriel (pharmacie, cosmétique, électronique...), mais aussi par le renforcement des fonctions supérieures, tant dans l'industrie, les services que la recherche. En 1999, l'aire urbaine se place au quatorzième rang national pour les fonctions métropolitaines supérieures, alors qu'elle ne se classe qu'en vingt-deuxième position pour sa population. La multiplication des plates-formes logistiques, polarisées sur les zones industrielles qui jouxtent l'autoroute A10, témoigne également de l'influence de la proximité parisienne dans le dynamisme contemporain.

Cette relation privilégiée crée cependant une certaine forme de dépendance : 30 % des salariés de l'aire urbaine sont placés sous l'autorité de sièges sociaux parisiens. Mais elle n'est pas exclusive, car le renouveau de l'économie s'est aussi opéré par la venue de firmes et de capitaux étrangers. Parallèlement, les hauts niveaux de qualification et d'encadrement des salariés confirment que les relations avec Paris ont évolué vers plus d'autonomie et de liberté. Finalement, la décentralisation industrielle n'a fait qu'accompagner et amplifier les logiques endogènes du développement et l'esprit d'entreprise. Promue capitale de la région Centre, la ville d'Orléans s'est transformée, pour répondre à l'accroissement de la population, qui continue (+ 20 % sur l'aire urbaine entre 1982 et 1999). Au XIXe siècle déjà, la ville avait débordé de ses vieilles murailles, transformées en mail.
Cathédrale d'Orléans
Cathédrale d'Orléans. Encarta
La nécessité d'accueillir le chemin de fer, la croissance d'activités industrielles avaient poussé la ville, essentiellement vers le nord (Fleury-les-Aubrais). En 1967, l'extension de la ville s'est opérée en direction du sud-est avec l'édification de La Source, ville nouvelle de 700 hectares abritant activités de l'agglomération (centre de traitement des chèques postaux, campus universitaire, centres de recherche publics - notamment le Bureau des recherches géologiques et minières (B.R.G.M.) - et privés, entreprises) et quartiers résidentiels (ensembles collectifs et lotissements de maisons individuelles). Malgré les « grands ensembles » de La Source, caractérisés par une population fragilisée économiquement et socialement, une distinction sociale, schématique, oppose nord et sud de l'agglomération. Le nord, plus ouvrier, est tourné vers les activités d'exécution (Saran, Saint-Jean-le-Blanc) ; le sud, lieu de résidence privilégié des cadres et ingénieurs (Olivet, ville à la tradition horticole) s'oriente plus vers les activités de conception et de gestion. Encyclopedia Universalis.
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