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Histoire de Bulgarie : Le second empire bulgare et la domination turque
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Menés par les nobles Jean et Pierre Asen, les Bulgares se révoltent de nouveau en 1185. Depuis Tărnovo où le tsar Jean Ier Asen, couronné en 1186, installe sa capitale, les armées du second empire bulgare se lancent à la conquête de la région de Sofia, de la Thrace, de la Macédoine. Reconnu « roi des Bulgares et des Valaques » par le pape Innocent III, Jean II Kalojan (qui règne de 1197 à 1207) rompt momentanément avec l’Église orthodoxe grecque et accepte la primauté de Rome. De plus, la prise de Constantinople par les croisés en 1204 met momentanément la Bulgarie à l’abri des convoitises de l’Empire byzantin.

Jean III (qui règne de 1218 à 1241), monté sur le trône après avoir chassé Boril, un usurpateur, renforce ses positions territoriales et son pouvoir ; une administration calquée sur le modèle byzantin, des levées d’impôts régulières et une armée sont mises en place, l’agriculture et le commerce encouragés. Mais à sa mort, les luttes entre féodaux et la renaissance byzantine, après l’effondrement de l’Empire latin de Constantinople (1261), provoquent progressivement la désintégration de l’empire des Asénides. En 1272, les Mongols déferlent en Bulgarie ; leur suzeraineté est reconnue par les Tertérides, dynastie d’origine coumane, tandis que Jean IV se réfugie à Constantinople (1280). Le royaume bulgare se fractionne alors en principautés indépendantes.

La tentative du prince Michel Sisman de reconstituer un État bulgare échoue ; en 1330, les armées bulgares sont vaincues de façon décisive par les Serbes, puis, à partir de 1360, les Ottomans ravagent la vallée de la Marica, et finissent par soumettre la totalité de la Bulgarie en 1396. Pendant les cinq siècles suivants, le pays, malgré de nombreuses tentatives de révoltes inabouties, perd toute identité politique et culturelle ; avec l’implantation de Turcs et la conversion de certains Bulgares, la population de la Bulgarie orientale devient majoritairement musulmane.
La renaissance, pendant la dernière partie du xviiie siècle et au début du xixe siècle, d’une littérature bulgare exaltant le passé du pays donne son essor au mouvement nationaliste. En 1876, la révolte des patriotes bulgares est cependant matée par les Turcs qui massacrent environ 15 000 hommes, femmes et enfants. La Russie, animée par le désir de s’étendre vers la Méditerranée, déclare en avril 1877 la guerre à la Turquie, avec le prétexte de venir en aide à d’autres Slaves. Vaincus, les Ottomans acceptent les termes du traité de San Stefano (mars 1878) qui institue une Grande Bulgarie comprenant l’essentiel de la Macédoine et un accès à la mer Égée.
Le congrès de Berlin
Le congrès de Berlin
Le congrès de Berlin (juillet 1878), convoqué par les puissances européennes désireuses de maintenir un certain équilibre dans la région, revient sur les décisions précédentes : la Bulgarie autonome voit son territoire substantiellement réduit, tandis qu’au nord une principauté bulgare reste vassale de l’Empire ottoman et qu’au sud la Roumélie orientale est dotée du statut de province turque autonome. "Bulgarie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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