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Histoire du Tibet : la domination chinoise
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Au début du xviiie siècle, les Mongols et les empereurs de la dynastie Qing interviennent de nouveau dans la vie politique du Tibet quand le sixième dalaï-lama est accusé d’imposture puis déposé. Une guerre civile s’ensuit à laquelle la Chine met fin. En 1720, des troupes chinoises expulsent les Mongols et entrent dans Lhassa. Les empereurs Qing affirment leur souveraineté sur le pays, en laissant dans la capitale des représentants et une petite garnison. En 1750, le gouvernement du pays est de nouveau confié aux dalaï-lamas.

Le pouvoir chinois
Lhassa au Tibet

En 1788, pour des raisons économiques et territoriales, le Népal rompt les relations pacifiques qu’il entretenait avec le Tibet et lance les bataillons gurkhas contre les Tibétains. Gravement menacés, ces derniers ne doivent leur salut qu’à l’intervention des armées de l’empereur Qianlong qui oblige, quatre ans plus tard, les Gurkhas à signer la paix. Les Chinois en profitent pour resserrer leur contrôle sur le gouvernement tibétain. En outre, le clergé tibétain et le gouvernement impérial choisissent de fermer le pays aux étrangers. La dynastie Qing ne s’implique pas dans les guerres du Tibet contre le Ladakh en 1842 ni contre le Népal en 1858.

Lhassa au Tibet. Source Encarta

Le déclin de l’empire mandchou, affaibli par les révoltes paysannes et les guerres avec les puissances coloniales, a des répercussions sur le Tibet. En 1904, le Tibet, gouverné par le treizième dalaï-lama et pratiquement libéré de la suzeraineté chinoise, est envahi par les Britanniques. Ces derniers redoutent l’expansion russe en Asie centrale et craignent un rapprochement entre le tsar (qui compte des sujets bouddhistes) et le dalaï-lama. En 1906, le vice-roi des Indes, lord Curzon, signe à Pékin une convention bilatérale sino-britannique. Aux termes de cet accord, l’Empire chinois obtient la reconnaissance de sa souveraineté au Tibet. La convention prévoit également le paiement d’une forte indemnité aux Britanniques, qui retirent leurs troupes. En 1907, les Britanniques et les Russes concluent un accord par lequel ils s’engagent à ne pas intervenir dans les affaires tibétaines.

Une indépendance de courte durée

L’accord sino-britannique incite la dynastie des Qing à envahir le Tibet en 1910, mais à la suite du renversement de celle-ci en 1911, le Tibet devient de facto indépendant. Les troupes et les autorités officielles chinoises sont expulsées du pays en 1913. L’année suivante, une conférence réunit à Simla des représentants des autorités britanniques, chinoises et tibétaines. Il en résulte une convention provisoire qui porte sur l’harmonisation de leurs relations mutuelles et en particulier sur la question des frontières. La convention prévoit également l’autonomie du Tibet extérieur et la souveraineté de la Chine sur le Tibet intérieur (c’est-à-dire les provinces orientales), avec lequel elle a une frontière commune. L’accord ne sera jamais ratifié par la Chine. En 1918, les relations entre le Tibet et la Chine se dégradent un peu plus et se transforment en conflit armé. Une trêve est conclue en septembre 1918 avec l’aide des Britanniques. Les efforts entrepris pour arriver à un accord n’ayant pas abouti, des combats éclatent à nouveau en 1931. Le treizième dalaï-lama continue à gouverner le Tibet comme un État indépendant en tentant de s’appuyer sur la Grande-Bretagne qui, malgré ses promesses, intervient peu.

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