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Démocratie et stabilité au Costa Rica

Carnet Photographique Costa Rica

À partir de la fin du XIXe siècle, la vie politique costaricaine se distingue par une stabilité remarquable, troublée seulement par des controverses avec le Nicaragua et le Panamá au sujet de la délimitation des frontières, et par la dictature du général Tinoco (1917-1919). Les Costaricains s’enorgueillissent de posséder plus de professeurs que de soldats et de bénéficier d’un niveau de vie supérieur au reste de l’Amérique centrale. Le café reste la base de l’économie mais une classe moyenne urbaine croissante commence à contester l’hégémonie politique des planteurs de café en créant des partis politiques plus modernes. Le Parti républicain national réformiste (Partido Republicano Nacional, PRN) remporte la présidence avec León Cortes Castro en 1936, puis à nouveau en 1940 avec Rafael Angel Calderón Guardia.

La victoire électorale du libéral Otilio Ulate en 1948 conduit à la guerre civile, le général Teodoro Picado, le leader du PRN, tentant de rester au pouvoir. Le bref conflit fait environ un millier de morts, tandis qu’une nouvelle force politique, le Parti de la libération nationale (PLN), dirigé par José Figueres Ferrer, réussit à imposer Otilio Ulate et devient pour une longue période le parti dominant du pays. Le Costa Rica devient alors le pays le plus démocratique de l’Amérique latine. Figueres est président de 1953 à 1958, puis à nouveau de 1970 à 1974. Le PLN remporte l’élection présidentielle en 1974 avec Daniel Oduber Quirós, mais le conflit qui l’oppose à Figueres, accompagné de troubles économiques, porte au pouvoir en 1978 une coalition d’opposition dirigée par Rodrigo Carazo Odio.

Le Costa Rica connaît alors une croissance démographique rapide, qui contribue à l’essor économique du pays au début des années 1980. Le PLN revient au pouvoir dès 1982, avec l’élection à la présidence de Luis Alberto Monge Alvárez ; Óscar Arias Sánchez, également du PLN, lui succède en 1986.

Il consacre son mandat à tenter de restaurer la paix en Amérique centrale et à assurer la stabilité politique de la région. Les décennies suivantes sont marquées par l’alternance au pouvoir du PLN et du Parti de l’unité sociale-chrétienne (PUSC). Rafael Angel Calderón Fournier, fils de l’ancien président Rafael Calderón, remporte l’élection présidentielle de février 1990 pour le PUSC. En février 1994, José-Maria Figueres Olsen, membre du PLN et fils de l’ancien président José Figueres Ferrer, est élu président. En février 1998, Miguel Angel Rodríguez, candidat du PUSC, remporte l’élection présidentielle avec 46,8 p. 100 des suffrages. En mai 2002, Abel Pacheco (PUSC) lui succède.

José-Maria Figueres Olsen
José-Maria Figueres Olsen
Óscar Arias Sánchez
Pays le plus prospère et stable d’Amérique centrale, le Costa Rica s’engage au début des années 2000 dans un processus d’intégration régionale, avec la signature, en mai 2004, d’un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Amérique centrale (Central American Free Trade Agreement, CAFTA). La ratification parlementaire de cet accord, qui divise fortement la population costaricaine, ainsi que le modèle néolibéral, sont au cœur de la campagne pour les élections de février 2006. Celles-ci sont marquées par la chute du PUSC, frappé par plusieurs scandales de corruption mettant en cause les anciens présidents Miguel Angel Rodríguez, Rafael Angel Calderón et José-Maria Figueres Olsen (PLN). L’ancien président et prix Nobel de la paix Óscar Arias est élu de justesse au premier tour avec 40,8 p. 100 des suffrages. Son principal adversaire, Otton Solis, leader du Parti action citoyenne (PAC, une formation de centre-gauche
Óscar Arias Sánchez
créée en 2000), recueille 39,9 p. 100 des voix. Aux élections législatives, le PLN remporte 25 des 57 sièges à pourvoir, le PAC, 18, le Mouvement de libération (ML, droite), 6, et le PUSC, 4. "Costa Rica" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009
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