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Le dauphin en eau douce
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Les dauphins d’eau douce vivent dans les eaux vaseuses des fleuves d’Asie et d’Amérique du Sud, près des embouchures mais parfois très loin en aval, où ils se nourrissent de poissons et de crustacés.

Représentés par trois ou quatre espèces actuelles (l’extinction de l’une d’entre elles, chinoise, annoncée en août 2007, n’est pour l’instant pas reconnue par l’Union mondiale de la nature, qui publie la Liste rouge des espèces menacées), ils sont apparentés aux dauphins marins et appartiennent eux aussi au groupe des cétacés à dents, mais sont toutefois classés dans des familles différentes.

Mesurant de 1,30 à 2,50 m, les dauphins d’eau douce comptent parmi les plus petits cétacés. Ils ont un bec long et étroit, garni de plus d’une centaine de dents. À la différence des dauphins des mers, ils sont dotés d’un cou bien différencié et flexible. Ces animaux, qui repèrent leurs proies par écholocation, ont un front très bombé. Leur vision est en revanche très réduite ; le dauphin du Gange est même totalement aveugle.

L’Inde est la seule région d’Asie à abriter aujourd’hui des dauphins d’eau douce, les platanistes. Il s’agit d’une espèce unique (Platanista gangetica), représentée par deux sous-espèces : l’une dans l’Indus — le plataniste de l’Indus (Platanista gangetica minor) —, l’autre dans le Gange — le plataniste du Gange (Platanista gangetica gangetica).

Jusque récemment se rencontrait en Chine une autre espèce, le dauphin du Yang-Tseu-Kiang (Lipotes vexillifer), ou baiji, habitant du fleuve du même nom. Devenue rarissime à la fin des années 1990 (on estimait ses effectifs globaux à une cinquantaine d’animaux adultes), elle n’a pas été observée depuis plusieurs années ; plusieurs expéditions scientifiques, en 2006 et 2007, ont échoué à repérer le moindre individu.

Les dauphins souffleurs
Les dauphins souffleurs. Encarta
Le baiji a été victime des activités humaines : effets destructeurs de la pêche (prises accidentelles dans les filets et diminution des stocks de proies), trafic fluvial (perturbation du système de sonar de l’animal par les appareils de navigation, blessures sur les pales des hélices), chasse pour sa chair et sa peau (jusqu’en 1983, date de son interdiction), pollution extrême du fleuve et construction du barrage des Trois-Gorges (1993-2006), qui a morcelé son habitat. La politique de conservation mise en place par le gouvernement chinois au début des années 2000, a sans doute été trop tardive pour enrayer la disparition du baiji. De plus, plusieurs tentatives de maintien en captivité à des fins de reproduction et de réintroduction ultérieure dans le fleuve ont échoué. "Dauphin" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
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