Carnet Photographique la Malaisie
Culture et langues de Birmanie
Carnet Photographique Birmanie

Le birman, la langue officielle, appartient à la famille des langues sino-tibétaines. Elle est parlée par près des deux tiers de la population. Son alphabet repose sur le sanskrit et le pali, les deux langues sacrées du bouddhisme. La plupart des minorités ethniques utilisent des langues et des dialectes (126 au total) appartenant aux rameaux des langues tibéto-birmanes et môn-khmer. L’anglais et le chinois sont également utilisés.

Plus de 85 p. 100 des Birmans pratiquent le bouddhisme du petit véhicule (doctrine Theravada), parfois teinté d’animisme (culte des génies). Les Karens et les Chins ont été tardivement christianisés (xixe siècle). On trouve également en Birmanie un petit nombre d’hindous et de musulmans.

La civilisation birmane a été fortement marquée par l’influence indienne, mais elle a su cependant développer une langue et une littérature originales. L’éducation est libre et l’école primaire est obligatoire. L’instruction se fait en birman, mais l’anglais est la seconde langue et on le pratique dans un grand nombre d’établissements secondaires. 86,2 p. 100 de la population est alphabétisée. Les principales universités de Birmanie sont l’université de Rangoun (fondée en 1920) et l’université de Mandalay (fondée en 1925).

La Birmanie est l’un des pays d’Asie où le bouddhisme est le plus profondément enraciné. On compte par milliers les temples (ou pagodes) où sont conservés de nombreux livres et objets d’art religieux. La gigantesque pagode dorée de Schwedagon à Rangoun, haute de 112 m, avec son sommet orné d’une boule en or incrusté de plus de 2 500 pierres précieuses est, de loin, l’édifice le plus célèbre, avec le Bouddha couché (78 m de long) vénéré dans tout le pays. Le pays est également empreint d’une longue tradition de poésie historique et religieuse, alors que les œuvres en prose ne prirent de l’importance qu’à la fin du xixe siècle. Le premier écrit en langue birmane remonte à 1113 apr. J.-C. Le théâtre apparaît au début du xviiie siècle. U Ponnya, dit Ponnya de Salé (1812-1866), est considéré comme le plus grand dramaturge birman. L’art profane est rare, et la sculpture et la peinture se pratiquent essentiellement dans le cadre du bouddhisme.

Temples bouddhiques en Birmanie
Temples en Birmanie. Source Encarta
Les artisans sont réputés pour leurs laques et leurs tissages de soie. "Birmanie" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés
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