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La Belgique aujourd'hui : le conflit linguistique
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À partir des années 1960, la vie politique est dominée par le réveil de la querelle ethnolinguistique entre Flamands et Wallons. Déconsidérés par leur engagement dans la collaboration, les partis flamands ne se reforment que lentement, et ce n’est qu’en 1954 qu’un nouveau parti, la Volksunie (VU), est fondé. Après la scission du ministère de l’Éducation nationale et des Affaires culturelles en deux et l’établissement d’une frontière linguistique en 1962, le problème est porté devant le Parlement en 1963. Ainsi, en septembre 1963, une loi sur le statut linguistique des communes de Bruxelles est adoptée en même temps que le transfert de la région francophone de Mouscron de la Flandre au Hainaut et de la commune de Fourons à la province flamande du Limbourg, mais les problèmes ne sont pas réglés pour autant.

 

En janvier 1968, des affrontements entre Wallons et Flamands entraînent la chute du gouvernement. L’université de Louvain est scindée en deux, les facultés francophones doivent quitter le Brabant. En juin, le dirigeant social-chrétien, Gaston Eyskens, forme une coalition avec les socialistes. Le gouvernement doit se résoudre à affronter le problème constitutionnel posé par la coexistence de deux peuples de cultures différentes au sein d’un même État. Eyskens conserve la majorité en 1971, mais son gouvernement doit démissionner en novembre 1972. Une coalition de trois partis menée par les socialistes d’Edmond Leburton prend le relais ; affaiblie par les tensions communautaires, elle se désunit en janvier 1974. Après les élections de mars, le social-chrétien Léo Tindemans forme une coalition avec les libéraux, les sociaux chrétiens et le Rassemblement wallon (RW).

Les réformes constitutionnelles en Belgique
À l’instabilité ministérielle s’ajoute une crise économique due au choc pétrolier de 1973. Le vieillissement des industries wallonnes, la crise des charbonnages et de la sidérurgie aggravent la récession économique. La croissance est en baisse, le chômage et l’inflation augmentent.

Léo Tindemans gouverne jusqu’en février 1977. Les élections d’avril sont précédées par la conclusion d’un pacte, le « pacte d’Egmont », qui prévoit le découpage de la Belgique en trois régions dotées d’une large autonomie. Son application se heurte à de multiples oppositions notamment à Fourons. De nouvelles élections en décembre 1978 sont peu concluantes.

Durant les années 1980, la vie politique est dominée par les partis sociaux-chrétiens, le plus souvent sous la conduite de Wilfried Martens. Il forme son huitième gouvernement en 1988. La réforme de l’État continue et, en janvier 1989, le Parlement adopte un projet de loi de décentralisation destiné à transférer certains pouvoirs du gouvernement fédéral vers les trois régions ethnolinguistiques. La mise en œuvre de cette loi est lente, et les élections de novembre 1991 donnent aux sociaux-chrétiens une courte majorité.

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Gaston Eyskens
Gaston Eyskens. Encarta
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