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Le château de Villandry
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Le château de Villandry est l’un des châteaux de la Loire. Édifié entre 1532 et 1536 et célèbre pour ses jardins, il figure parmi les derniers grands édifices Renaissance bâtis en Val de Loire.

Villandry s’élève sur l’emplacement du château de Colombiers, une forteresse du xiie siècle dont ne subsiste que le donjon carré crénelé. La construction du château commence peu après 1532, date d’acquisition du domaine par Jean Le Breton, président de la Chambre des comptes de Blois et secrétaire des Finances de François Ier, également bâtisseur du château de Villesavin (Loir-et-Cher).

L’ensemble est construit sur une plate-forme entourée de douves et se compose de trois ailes disposées en U autour d’une cour d’honneur pavée. Le plan, qui reprend les fondations de l’ancienne forteresse, est légèrement irrégulier : les ailes n’ont pas exactement la même longueur et ne forment pas un angle droit avec le corps central.

Comme pour le château de Chaumont-sur-Loire ou celui d’Ussé, la cour était à l’origine close par une quatrième aile, détruite au xviiie siècle afin de bénéficier d’une meilleure vue sur la vallée du Cher et sur la campagne environnante. C’est également au xviiie siècle que le château, propriété du marquis Michel-Ange de Castellane depuis 1754, connaît ses plus importants remaniements : de nombreuses fenêtres sont percées, y compris dans la tour médiévale ; l’ordonnance des façades est modifiée et les dépendances de style classique s’élèvent de part et d’autre de l’avant-cour. Le jardin est remplacé par un parc à l’anglaise. Le docteur Joachim Carvallo, qui acquiert le domaine en 1906, s’attache à redonner à Villandry son aspect du xvie siècle (les interventions des xviiie et xixe siècles subsistent essentiellement au niveau des aménagements intérieurs).

Les jardins du château de Villandry
Jardins de Villandry. Encarta

L’aile orientale du château abrite une galerie de peintures acquises par le docteur Carvallo et ses descendants, où figure notamment une œuvre de Francisco Goya. Une des pièces abrite un plafond de style mudejar (xiiie siècle) en bois de cèdre décoré à la feuille d’or, provenant de Tolède.

Les actuels jardins, qui s’étendent sur 7 hectares, ont été recréés au début du xxe siècle par Joachim Carvallo à partir de dessins et de gravures d’autres jardins de la Renaissance, la documentation sur les jardins de Villandry faisant défaut. Les relevés de l’architecte Jacques Ier Androuet du Cerceau dans son ouvrage les Plus Excellents Bastiments de France (1576-1579) ainsi que ceux du Monasticon Gallicanum (1694) ont inspiré la création de ces jardins sur trois niveaux séparés par des cloîtres de verdure.

En haut, dans la partie sud du parc, le jardin d’eau est occupé par un vaste miroir d’eau. Au centre, le jardin d’ornement est divisé en trois « salons » : les haies de buis y dessinent des motifs complexes symbolisant l’amour, la musique ou figurant des croix. En contrebas, le potager décoratif se compose de neuf carrés de dimension identiques plantés de légumes et de rosiers-tiges formant, tout au long de l’année, un damier multicolore. Enfin, entre le potager et l’église, a été planté un jardin des simples. "Villandry" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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