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Chenonceaux : de Diane de Poitiers à aujourd'hui
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Le scandale financier impliquant le général des Finances Jacques de Beaunes-Semblançay, exécuté en 1527, rejaillit sur les familles Lesbahy (propriétaire d’Azay-le-Rideau) et Bohier. En 1535, ces derniers sont contraints, à titre d’amende, de céder le château à François Ier. Dès la mort de son père en 1547, Henri II offre Chenonceaux à sa favorite, Diane de Poitiers.

Celle-ci fait dessiner sur la rive droite du Cher un vaste jardin à la française et confie à Philibert Delorme l’édification d’un pont à cinq arches qui relie le logis à la rive gauche de la rivière. L’architecte conçoit un pont légèrement décalé vers l’ouest par rapport à l’axe principal, ménageant ainsi la longue perspective voulue par le premier architecte. Ces aménagements sont entrepris entre 1556 et 1559.

Lorsque Henri II décède accidentellement en 1559, son épouse Catherine de Médicis contraint l’ancienne favorite Diane de Poitiers à lui restituer Chenonceaux en échange du château de Chaumont. La reine conçoit pour Chenonceaux de grands projets, et notamment la construction, sur la rive gauche, d’un nouveau logis capable d’accueillir la cour.

Ce projet ne voit pas le jour, mais d’autres réalisations se concrétisent dès 1576 : de nouveaux jardins sont aménagés face à ceux de Diane, les façades nord et est du logis sont modifiées ; les communs, appelés « pavillon des Dômes », sont construits sur la rive droite de la rivière (1580-1585). Surtout, le pont reçoit entre 1570 et 1576 la célèbre galerie à deux étages : longue de 60 m, elle accueille une salle des fêtes qu’encadrent deux cheminées monumentales. Cette construction, qui modifie les proportions initiales du château et lui apporte une grâce nouvelle, porte vraisemblablement la signature de Jean Bullant, architecte à la même époque du pont-galerie de Fère-en-Tardenois.

Peu avant sa mort, Catherine de Médicis lègue Chenonceaux à Louise de Lorraine, épouse de son troisième fils Henri III.

Le château de Chenonceau
Chateau de Chenonceaux. Encarta

Rapidement veuve, celle que l’on surnomme la « reine blanche » y mène une vie recluse. Passé à sa fille, épouse de César de Vendôme, puis à Louis-Henri, duc de Bourbon, le château est peu habité et le mobilier dispersé. Le fermier général Dupin acquiert le château en 1730 ; sa femme y reçoit de grands philosophes des Lumières (notamment Jean-Jacques Rousseau, précepteur de son fils). Le château, seul pont sur le Cher entre Montrichard et Bléré, échappe à la vindicte révolutionnaire. En 1863, une femme encore, Madame Pelouze, préside à la destinée de l’édifice : elle charge l’architecte Félix Roguet de reconstituer le château dans son état primitif selon les gravures réalisées par Jacques Ier Androuet du Cerceau au xvie siècle. Les cariatides ajoutées par Catherine de Médicis sur la façade d’entrée sont alors déplacées dans le jardin.

Propriété de la famille Menier depuis 1913, le château subit les bombardements allemands en 1940, puis alliés en 1944. Parfaitement restauré dans les années 1950, c’est aujourd’hui l’une des demeures privées de France les plus visitées. On peut y admirer de nombreux chefs-d’œuvre : des tapisseries des Flandres, des peintures de maîtres (Andrea del Sarto, le Primatice, Bartolomé Esteban Murillo, Pierre Paul Rubens, etc.) et une cheminée monumentale de Jean Goujon, installée dans la chambre de Diane de Poitiers. "Chenonceaux" Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008
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